dimanche 27 juin 2010

Le thé à la Menthe

Dans son périple, la préparation du thé à la menthe a évolué en fonction des régions et de la saisonnalité. Cette cérémonie n'est pas rigide, elle s'adapte à votre vie et à votre personnalité. Les recettes et les saveurs sont multiples, elles varient en fonction des ajouts de plantes aromatiques et des épices. Chaque infusion aura ainsi un caractère unique.
Le thé à la menthe se prépare toujours face au cercle d'invités.


Ingrédients essentiels pour chaque «Berrad» de 50 cl:

- 1 poignée ou 3 cuillérées de thé vert chinois Gunpowder ou Hyson.
- 4 à 7 morceaux de sucre N°4 ou l’équivalent extrait d’un pain de sucre «kaleb soukar».
- 1 gros bouquet de menthe Nanah fraiche.


Préparation:

Porter l’eau à ébullition.
Préchauffer le fond et les parois de la théière avant d’introduire le thé à l’intérieur.
Rincer les feuilles de thé avec l’eau bouillante pour leur ôter l’astringence, jeter ensuite cette eau de mouillage.
Ajouter le bouquet de menthe Nanah, puis les morceaux de sucre choisis.
Remplir la théière d’eau bouillante et laisser infuser 1 à 3 minutes.
Verser du thé de la théière dans un verre, reverser ensuite le contenu dans la théière pour mélanger les ingrédients.
Refaire cette opération plusieurs fois.
Goûter le thé dans un verre et ajuster la préparation en rajoutant si besoin, quelques feuilles de menthe ou du sucre, jusqu'à ce que l’infusion semble idéale ou parfaite.
Préparer les deux autres services avec les mêmes feuilles de thé et de menthe.


Quelques astuces:

- Pour une infusion parfaite du thé, l’eau doit être bouillante et non frémissante, contrairement aux idées reçues.
- Le "berrad", si possible ancien, en argent et bien culotté.
- En plus de rincer le thé pour lui enlever son amertume, les opérations de mouillage et de rinçage ont l’avantage de préchauffer votre théière et de maintenir la chaleur de votre liqueur plus longtemps.
- Il n’y a pas de mesure exacte du thé, en règle générale, c’est une poignée prélevée à l’instinct. L’amertume de l’infusion dépend de la quantité de thé introduite, le meilleur dosage sera celui qui s’adapte à vos papilles ou à votre touche personnelle.
- On prépare le thé avec de la menthe fraiche, beaucoup de menthe.
- La quantité de sucre est approximativement quatre à cinq fois supérieure à la quantité de thé ajoutée dans la théière.







Quand l’hospitalité marocaine est associée à la cérémonie du thé à la menthe, c'est une alliance entre l’enthousiasme, le rapprochement et une signature aromatique.
Lors de la préparation, on prend son temps, on discute, mais c’est toujours très chaud que le thé est offert aux visiteurs.

dimanche 20 juin 2010

l'Hospitalité Marocaine

Pour les populations du Sahara, le thé fait partie des 3 boissons vitales pour la survie dans le désert avec l'eau et le lait.

Originaire du Maroc au XVIIIème siècle, la préparation du thé à la menthe était un rituel royal conduit par le Moul Atai (le maître de thé).
Traditionnellement, les accessoires indispensables à ce cérémonial se composaient de deux grands plateaux.
Le premier reçevait les verres en cristal de Saint-Louis et deux théières.
Le second, plus imposant, présentait une grande boite pour le sucre, une boite moyenne pour la menthe fraiche et une petite pour le thé vert, une timbale pour la cuillère, des plantes aromatiques, un petit marteau de bronze pour fendre le pain de sucre et une fiole d'eau de fleur d'oranger.
Maintenue au chaud, une bouilloire d'eau portée à ébullition.

Toujours utilisés, ces objets raffinés sont principalement réservés aux évènements exceptionnels.


Boisson traditionnelle et intemporelle par excellence, le thé au Maroc est bien plus qu’une boisson chaude. C’est un art de vivre.
Le cérémonial actuel respecte le même protocole que celui destiné au Sultan à l’époque.
Sur cette photographie ancienne, le Samovar sert de réservoir d'eau chaude.


Essentiellement masculin, ce rituel appartient généralement au chef de la famille ou à l’invité que l’on veut honorer en lui confiant cette tache.
A l’occasion d'une réception officielle, il n'est pas exceptionnel de faire appel à un spécialiste qui maîtrise l'art de réussir un bon thé à la menthe ou l'incontestable talent de faire déguster à l'assemblée, une liqueur aromatique qui ne ressemblera à aucune autre.


Selon les régions, la préparation diffère mais le rituel est toujours le même en principe.
Deux théières sont préparées simultanément.
Lorsque le mélange est parfaitement réalisé, le remplissage des verres s’effectue en élevant simultanément les deux théières, de façon à homogénéiser et équilibrer l’extraction des infusions, oxygéner, déposer une légère corolle de mousse à la surface et rehausser la flaveur sirupeuse du thé.


Le service du thé respecte un ordre de préséance suivant l’âge, le rang social, les convives et il ne se refuse pas, c'est une main tendue.
Traditionnellement, trois infusions successives sont servies aux invités. Au fur et à mesure de la cérémonie, les tonalités aromatiques évoluent, astringente et amère au premier verre, équilibrée au second et légère au troisième.
Cette évolution des saveurs est accréditée par un proverbe Arabe.


Le premier verre est aussi amer que la vie.
Le deuxième est aussi fort que l'amour.
Le troisième est aussi doux que la mort.

Des plateaux de gâteaux ou pâtisseries orientales et des fruits secs accompagnent fréquemment le thé à la menthe.
Pour les visiteurs courtois, il est d’usage de prendre congés à l’issue du dernier service.

Edifié comme le symbole de l'hospitalité dans l’ensemble des pays du Maghreb, c’est l’occasion idéale pour des retrouvailles familiales, un instant de convivialité entre amis ou partenaires commerciaux.


Un remarquable cérémonial d'alchimiste, associé à la délectation, à la tentation, à nos sensations, mais encore et surtout à l’esprit.


Crédits Photos: Marc Duminy - Photo 1 / Photo 2
Photomontage: LBT-Teastories

dimanche 13 juin 2010

Popularisation du thé, du Maroc aux pays du Maghreb

Boisson réservée à élite au XVIIIe siècle, le Sultan Moulay Ismaël (1672-1727) appréciait cette boisson que les ambassadeurs et mandataires britanniques ou hollandais lui remettaient en guise de cadeaux.
Un siècle plus tard, en dépit du blocus sur les accès maritimes de la méditerranée, le thé trouva de nouveaux débouchés et son usage fut rapidement reconnu pour ses vertus et ritualisé dès son introduction au Maroc.

Importants producteurs et détenteurs du monopole du thé sur l’Europe et les Etats-Unis, les britanniques furent interdit d’accès sur les marchés slaves en conséquence à la guerre de Crimée.
Les bateaux Anglais franchissent le détroit de Gibraltar mais restent bloqués dans le bassin méditerranéen avec de grandes quantités de thé chinois amarrés dans les cales. Soucieux d’éviter une crise économique grave, ils concentrent alors leurs activités de négoce vers les ports marocains de Mogador et de Tanger, en quête de nouvelles options pour écouler leurs cargaisons de thé vert.



Grâce à un accueil favorable de toutes les couches sociales de la population locale et des nomades berbères habitués aux infusions de plantes, le thé se diffusera lentement, il progressera et ira se répandre dans tout le Maghreb et les pays subsahariens.

Pour les populations sahariennes, le thé fait partie des 3 boissons essentielles à la vie dans le désert : «L’eau, c’est la vie. Le lait, la survie. Le thé, la boisson nationale.»

A la fin du XIXe siècle, le thé à la menthe jusque là réservé aux milieux aisés, aux notables et à la bourgeoisie citadine, deviendra un élément fondamental et traditionnel de la vie sociale, jusqu’aux populations rurales du Maroc.



Devenu aujourd’hui un véritable symbole patrimonial, le thé à la menthe correspond à l'expression la plus attentionnée de l'hospitalité marocaine.
Il passe de boisson d’élite à boisson populaire.


Le thé à la conquête de l'Occident. Le cas marocain

Crédit Photo 3: Rolf K. Wegst

samedi 5 juin 2010

Impérialisme & Expansionnisme

Par de profondes réformes, une politique moderniste et expansionniste, le Tsar Pierre Ier de Russie, transforme son pays en puissance européenne importante.
En 1703, il fondera une nouvelle cité sur les rives de la mer Baltique, qu’il baptisera Saint-Pétersbourg.







Construite sur le delta marécageux de la Neva, la ville ouverte vers l’occident et la modernité, participe à l’essor de la navigation et à la croissance du commerce avec les marchands occidentaux venus par la mer.



Le Tsar Pierre Ier accèdera au titre de premier Empereur de toutes les Russies en 1721.


En 1825, l’empereur de Russie Nicolas Ier, accède au pouvoir.
En Palestine à Jérusalem, moines orthodoxes et catholiques s’affrontent pour la tutelle des lieux saints.
Dans une logique expansionniste analogue à son prédécesseur dynastique, le souverain russe apporte son soutient au Sultan ottoman confronté à la révolte des principautés chrétiennes de Moldavie et de Valachie.


Profitant de cette faiblesse, le Tsar désireux de s’implanter à Constantinople, obtient en échange la fermeture des Dardanelles reliant la mer Égée à la mer de Marmara, pour tous les navires de guerre étrangers.
Le Bosphore assure la circulation maritime de la mer Noire à la mer de Marmara.



Ces détroits sont des passages essentiels pour le commerce maritime entre l'Orient et l'Occident, la position stratégique de la cité est évidemment de première importance pour contrôler ces échanges commerciaux entre l'Asie et l'Europe.




En 1852, le clergé orthodoxe est injustement écarté des dissensions religieuses, Nicolas Ier décide d'intervenir auprès du gouvernement ottoman en faveur des communautés chrétiennes orthodoxes.
Légitimant ainsi le contrôle, le protectorat et l’occupation à titre de garanties matérielles sur les principautés danubiennes de Moldavie et de Valachie.
La Russie devient garante de l’indépendance de l’empire Ottoman qui semble affaibli, mais sous la pression du Royaume Uni, l'empire refuse toute ingérence à sa souveraineté intérieure.





Pour faire face à cette ambition impérialiste qui pèse sur l’Empire ottoman, le sultan Abdülmecit Ier déclare la guerre à la Russie le 4 octobre 1853.




La guerre de Crimée (1853-1856) fut un conflit entre la Russie impériale et une coalition comprenant l’Empire ottoman, le Royaume Uni, l’Empire français et le royaume de Sardaigne.


lundi 31 mai 2010

Itinéraire du thé au Maghreb

Le monopole des Arabes sur le commerce des herbes et des épices entre l’Orient et l’Occident débute environ Mille ans avant le début de notre ère.
Les caravaniers remplacèrent l’âne par le dromadaire, plus résistant, utilisé comme animal de charge, il pouvait supporter une charge de 200 kg et couvrir une distance de 35 km par jour.
Pour préserver le contrôle et maintenir leur suprématie auprès de leurs concurrents Grecs et Romains, les commerçants arabes imaginèrent et propagèrent des récits et des superstitions les plus extravagantes sur les terribles dangers pour se procurer les épices, légitimant ainsi la rareté et le prix exorbitant demandé, mais achetées en réalité aux négociants chinois et javanais.
Les travaux de l’écrivain et naturaliste romain Pline l’Ancien (23-79) Gaius Plinius Secundus, auteur d'une remarquable encyclopédie intitulée Histoire Naturelle, mirent un terme à ces légendes.






Cette gravure d’origine probablement anglaise est issue d’un Manuscrit du XIIe siècle.
En haut, Pline au travail ; en bas, Pline remettant son ouvrage à l’empereur.
Le Mans, médiathèque Louis Aragon.








A l'exception des ouvrages chinois antiques, la source consignée la plus ancienne que l'on ait découverte sur le thé, date de 851. Elle émane du témoignage commercial de Suleiman, un marchand arabe au IXe siècle.
Dans un manuscrit, il rapporte ses nombreux voyages entrepris en Chine méridionale et l’Inde, mentionnant le thé comme une herbe plus feuillue que le trèfle, très aromatiques et fortement amère, dont l'importance quasi sacrée et les vertus médicinales bienfaisantes sont fondamentales dans la société chinoise de l’époque.

«Au roi sont attribués en propre, comme sources importantes de revenus, le sel et une herbe qu’ils boivent avec de l’eau chaude et que l’on vend très cher, dans chaque ville. Ils l’appellent sakh.
Son usage est universel. Le trésor est exclusivement constitué par l’impôt, le sel et cette herbe.»



En parcourant les siècles de légendes et d’histoire, on découvre peu de récits des marchands et des explorateurs, mais ils témoignent de l’utilisation des herbes, des épices et notamment du thé.
Marco Polo (1254-1324) peu enthousiaste, fera mention dans le Livre des merveilles du monde «d’une boisson exotique réservé aux femmes et aux vieillards».


La progression historique du thé dans le Maghreb depuis son introduction au Maroc, passe par le Pakistan, l'Iran, la Péninsule Arabique et la Turquie. Parvenu jusqu'en Egypte vers le XVIe siècle, les caravanes ne franchissent pas le désert de Libye. Son itinéraire est momentanément suspendu à la porte du Sahara jusqu’au XIXe siècle.





L'Atlas Catalan (1375).
Constitué de 6 feuilles de parchemin, on l'attribue à Cresques Abraham, cartographe juif de Majorque. C'est l'une des premières cartes à emprunter des toponymes combinants cosmographie, géographie et imaginaire, voire des fragments d'itinéraires au récit de Marco Polo. Il Milione ou Le Devisement du monde.

dimanche 23 mai 2010

Les émaux cloisonnés chinois

La technique des émaux sur métal ou plus précisément "d'émaux cloisonnés" est un procédé d’émaillage qui semble être apparue en Chine vers le XIVème siècle. Elle connut une consécration prédominante dans l’Empire du milieu. C’est vraisemblablement la seule forme d'art chinois qui relève entièrement d'un apport étranger.


En effet, le cloisonnement (technique la plus ancienne d’émaillerie sur les objets en or, argent doré ou en cuivre) était connu dans le monde méditerranéen depuis l'antiquité.
Déjà, les pharaons d’Egypte et les rois de Perse appréciaient les émaux pour leurs valeurs de noblesse et d'inaltérabilité, cela fut nettement confirmé par l'état de conservation et de fraîcheur des bijoux et poteries découverts lors des recherches archéologiques.
Savoir-faire importée de Byzance, les orfèvres byzantins exécutèrent les plus beaux cloisonnés du VIe siècle jusqu’au XIVe.
Au Moyen Age, dès le XIIe siècle ce procédé se particularise de l’émaillerie occidentale champlevée de Limoges.


Les sources d’informations concernant l’introduction de cette technique d’émaillage en Chine diffèrent.
Soit à partir d'un centre existant en Asie Mineure au XIIème siècle, vers 1350 par l’intermédiaire de l’Islam, mais aussi peut-être par l'Europe, au XIVème siècle.
Les premières pièces manufacturées sous les Yuan, étaient d'ailleurs surnommées: "Marqueterie du pays des démons" (importé des pays barbares). Principalement destinés aux temples et à la cour de l’empereur, ces objets précieux évoluèrent au cours des siècles, de la dynastie des Ming (1368-1644) à la fin de la dynastie des Qing (1644-1911).



















Cette technique d’émaux sur métal, comparable à celle des châssis de plomb pratiquée pour les vitraux, consiste à préparer l'application du revêtement, en soudant sur le fond de la pièce, de minces lames de métal précieux qui compartimenteront les différentes teintes d’émail.
Chacun des alvéoles ainsi formés est destiné à recevoir les couches successives d’émaux en poudre dont les oxydes métalliques varient avec chaque compartiment suivant la couleur qu’on veut obtenir lors de la fusion.


La pièce est chauffée à une température suffisante pour déterminer la fonte et l’adhérence des émaux au support. On recommence cette opération parfois plus de 10 fois, jusqu’à ce que les cloisons soient complètement remplies et que la pièce ait un aspect uniforme. Pour terminer, un polissage soigneux uniformise la surface de l’objet émaillé, forme tout autour un trait doré, argenté ou cuivré, délié qui relève les couleurs, donnant ainsi un grand éclat au travail.

A travers la maîtrise de la couleur acquise au cours des siècles, par adjonction d'oxydes métalliques, dans le domaine de la céramique, les artistes chinois améliorent leur technique. Ils élaborent des pièces de plus en plus magistrales en développant une gamme de teintes variées, comparables au bleu profond du lapis-lazulis, au bleu lumineux de la turquoise, aux verts du jade et du jaspe, au rouge soutenu du corail et de couleurs nuancées proches des pierres fines.
Cet art décoratif perd en force ce qu’il gagne en élégance, le raffinement des objets dépasse leur caractère utilitaire.


La diversité des formes, des motifs ou des décors s’inspire des bronzes antiques, des laques ou de la céramique. Les sujets décoratifs (dragons, pivoines, fleurs de lotus) sont quant à eux typiquement chinois.
Leur foisonnement reflète l’univers symbolique du bouddhisme, du taoïsme, du confucianisme et s’associe au règne végétal, animal ou encore à la peinture chinoise.
Gracieuse, ornementale ou utilitaire, l’adaptation spécifique pour chaque pièce est une des particularités majeure de cet art. Son succès à la cour Impériale entraîna une production massive de vaisselle décorative, mais aussi d'objets rituel(vaisselle d'autel des temples et des sépultures).


Alors que l’émaillerie cloisonnée avait quasiment disparu après une longue phase de déclin, on assiste à sa résurrection au XIXe siècle.
La fabrication des cloisonnés de Canton répond aux attentes de la clientèle occidentale. Les services à thé ont donc des formes européennes.
Redevenu à l’époque où nous sommes l’un des joyaux des arts décoratifs en Chine, les émaux cloisonnés font désormais partie de l'artisanat traditionnel chinois et sont vendus aujourd’hui dans le monde entier.

lundi 17 mai 2010

MAISON DE THE DU DRAGON

Au hasard d’un de mes itinéraires, j’ai découvert en 2009 à Saint Germain lès Corbeil, un salon de thé hors du commun.
Ce qui fut de la curiosité initialement, se transforma immédiatement en un véritable coup de cœur pour cet endroit vraiment exceptionnel.
A la fois Salon mais aussi Comptoir mesuré de thés chinois, le dépaysement est total et garanti.



Franchir le seuil de cet établissement, c’est quitter le monde occidental en quelques instants pour atteindre l’essence même d’une maison de thé telle qu’elles existent au pays du milieu.
La déportation est absolue, c’est une invitation au voyage mais peut-être aussi un rêve devenu réalité.
Ce cadre chaleureux vous fascinera par son raffinement. Le caractère reposant est idéal pour passer un moment de dégustation ou de tranquillité en accord avec l’esprit apaisant du lieu.



La carte de thés est essentiellement dotée d’une sélection modérée de thé chinois, aux arômes délicieux.
A déguster sur place, pour le plus grand plaisir des amateurs, mais également pour chacun, la possibilité d’acheter son thé à emporter avec aussi quelques accessoires au comptoir.



Bien sûr ! Aucun détail n’est épargné.
L'accueil, la gentillesse des propriétaires qui m’ont fait confiance pour cet article, le service, la décoration et les éclairages, le choix des images ou des peintures anciennes et l’exposition de quelques symboles sculptés (Fleur de lotus, Chauves-souris, Dragons), la disposition du mobilier ancien en bois peint ou laqué, l’élégance des objets choisis, la qualité des pièces et des articles proposés à la vente.



Le plus impressionnant, c’est le mur de théières d’époque, certaines datent du 18ème et 19ème siècle pour les plus anciennes ou d’autres plus récentes, toutes plus magnifiques les unes que les autres.
En terre cuite de Yixing ou en porcelaine de Chine, en émaux cloisonnés, en fonte, en étain ou autres métaux précieux et divers.
Difficile aux collectionneurs et aux passionnés de résister ou de ne pas s’y attarder !

Ouvert tous les jours de 14 h à 19 h sauf le lundi, je vous invite à découvrir et à faire partager ce lieu incontournable à votre entourage, comme je l’ai fait depuis ma première visite.

MAISON DE THE DU DRAGON & GALERIE DE CORBEZ
2 Avenue de la Pointe Rigale
Village St Germain
91250 St Germain lès Corbeil

Liens Internet :
Galerie De Corbez - Art d’Extrême-Orient
Antika Paris - Le guide de l'Art

lundi 10 mai 2010

Les grades du thé

Les grades du thé correspondent à des catégories de production, ils décrivent essentiellement l'aspect visuel de la feuille, ils ne définissent pas systématiquement sa qualité.
La qualité du thé en feuilles entières vaut la qualité des feuilles brisées ou broyées. Plus les feuilles seront brisées ou broyées plus la surface d’échange « contact avec l’eau » sera grande. Il en résultera une infusion plus rapide et plus complète offrant une liqueur plus intense et charnue, alors qu’un thé à feuilles entières produira un thé plutôt aromatique et moins consistant.

Pour les thés noirs d'Inde et ceux issus des pays ayant subi l'influence anglaise, les grades de qualité des thés noirs seront désignés par des sigles. S - F - T - G - F - O - P - 1


Théoriquement, plus il y a de lettres, plus cela désigne un thé de qualité. Cette classification se retrouve ainsi pour les thés en provenance du Sri Lanka (Ceylan), du Népal, du Bangladesh, de Turquie, de Géorgie, d'Iran, et certains pays d'Afrique et d'Amérique du sud.
Finalement, seuls les thés chinois et japonais ne répondent pas à cette classification. De plus, de nombreux planteurs surclassent leur production afin de la vendre plus chère.

L’appellation Orange Pekoe ne désigne pas un thé aromatisé à l’orange. "Orange" trouve sont origine dans un hommage rendu par les premiers importateurs de thé en Europe, les Hollandais en 1606, à leur famille royale: les Oranje-Nassau. Et Pekoe, du chinois "Pak-Ho" signifie cheveu ou duvet blanc car les bourgeons présentent un léger duvet blanc et désigne les feuilles jeunes, tendre et fines, encore enroulées (tips).

mardi 4 mai 2010

De murmures éclairées à frémissements souriants

La juste température de l'eau est un des secrets essentiels de la réussite d’un bon thé.
Variable de 65° à 95°C suivant le type de thé mais néanmoins difficile à appréhender, Dirt Devil Royal a trouvé la solution idéale pour apprécier pleinement l'équilibre rétro-olfactif de votre infusion: Ajouter à sa bouilloire un thermorégulateur à affichage numérique luminescent.
L’Aquagrad est donc la première bouilloire électrique intelligente. Elle est devenue l’accessoire indispensable qu’il fallait aux amateurs éclairés de grands thés, pour une préparation optimale du breuvage.
L'avantage majeur de cet ustensile est évidemment sa précision. Vous programmez l’eau à la température souhaitée grâce à un thermostat digital réglable de 30°C à 100°C, l’affichage numérique s’affiche par paliers de 5°C, et l’appareil respecte rigoureusement la température désirée, c'est formidable !
Cette bouilloire nouvelle génération "pratique, innovante et révolutionnaire" possède aussi une fonction de maintient de l'eau à température constante.
Vous ne pourrez plus passer à coté d'une infusion. Dégrader les arômes du thé en détériorant les feuilles qui infusent dans de l’eau trop chaude, pour une liqueur devenue amère, âpre et astringente, ou à l’inverse, laisser les saveurs emprisonnées dans les feuilles, par une diffusion trop lente et imparfaite d’une eau peu enthousiaste.






Quelques détails techniques :

Origine : Allemagne
Matière : Acier inoxydable ou plastique
Puissance : 2300 Watts
Capacité : de 0,5 à 2 litres
Niveau d'eau apparent
Affichage digital de la température souhaitée
Arrêt automatique
Voyant lumineux Marche - Arrêt
Pivote sur le socle à 360° grâce à son branchement central
Résistance cachée avec un fond en inox poli & anti tartre
Filtre métal anti particules intégré dans le couvercle

samedi 24 avril 2010

Choisir son eau

Les propriétés de l'eau sont équivalentes à celles du thé.
Celle que l’on considère comme “La mère du thé” contient des éléments qui influent sur la qualité de l’infusion, il est donc essentiel de bien la choisir pour ne pas gâcher la saveur du breuvage.
Opter pour une marque d’eau embouteillée, c’est généralement une affaire de Marketing plus que de goût.
Pourtant certaines eaux de sources ou minérales contribuent à valoriser les sensations aromatiques et la délicatesse de la liqueur. Choisir son eau pour préparer un bon thé, c’est un excellent moyen de comparer les marques, de distinguer les étiquettes.
Il est très important d’examiner le résidu sec. Celui-ci ne doit pas excéder 130 mg/L. La brillance de la liqueur dépend de la minéralisation présente sous forme d’impuretés en surface.
Vérifier le pH a aussi son influence, il doit être compris entre 6,5 et 7,8 en préférant un pH proche de 7 et un taux faible en sodium.
La question économique est tout aussi sérieuse. Niveau budget, il est possible de tirer le meilleur parti de votre thé sans vous ruiner pour autant. Une sélection non exhaustive d'eaux embouteillées est à votre disposition dans toutes les grandes enseignes.
Alors à vos calculettes ! Prêt ! Comparez…

Source sélectionnée : CLAIRVIC

dimanche 18 avril 2010

Légende Chinoise du Thé

Les origines du thé en Chine.

l’Empereur Chen Nung (2737-2697 av JC) .

Selon une légende chinoise, herboriste connu sous le nom de ‟Divin Moissonneur” mais aussi pour posséder des pouvoirs exceptionnels (son corps était cristallin comme le jade, son cœur transparent comme le cristal, il pouvait observer ses organes internes).
A la recherche de plantes pour guérir son peuple d’une épidémie, ses organes et son corps noircirent après qu’il ait gouté 72 plantes toxiques. Se sentant d’une extrême faiblesse, une plante d’un vert émeraude attira ce qu’il lui restait de force et d’attention. Il mâcha quelques feuilles, il leur trouva un goût pur et parfumé. C’est alors que son corps redevînt clair et transparent, il comprit alors que cette plante possédait des propriétés désintoxiquantes et des vertus contre le poison.
Le thé fut découvert.

Une autre légende chinoise rapporte que quelques feuilles de thé tombèrent par hasard dans l'eau chaude qu'il se préparait à boire.


«De ce que le ciel nous envoie, nait l’harmonie en nous»
Chen Nung

vendredi 16 avril 2010

Cueillette du Thé

Au terme de la maturité du théier (après 4 à 5 ans), les cueillettes successives "flushs" interviennent alors jusqu'à quatre fois dans l'année.

Au printemps, la première récolte "first flush", la plus nerveuse, s’étale entre la mi-avril et fin mai. Une récolte intermédiaire entre la première et la deuxième ‟in-between” peut parfois être prélevée. De juin à la fin de l'été, intervient la deuxième cueillette "second flush". Le thé est alors plus aromatique et plus rond.
Enfin, à l’automne, une dernière récolte peut intervenir de septembre à novembre.
On distingue différents types de cueillettes. En effet, du prélèvement réalisé sur le théier, découlera la qualité du thé.

Certains grands jardins ne récoltent le thé que quelques jours par an. C'est le cas des "aiguilles d’argent" Yin Zhen, thé rare de Chine (Fujian), particulièrement recherché des connaisseurs.
Au japon, les cueillettes du thé font l'objet de toutes les attentions.
En Inde, sur les pentes brumeuses de l’Himalaya, dans les jardins de Darjeeling, aucune machine ne pourrait à ce jour remplacer la main de l'homme. La cueillette est donc, la plupart du temps, une opération manuelle indispensable dans cette région montagneuse. Majoritairement employées pour ce types de récoltes, les femmes prélèvent, soit:

• Le bourgeon terminal et la feuille la plus proche (P +1). La cueillette est alors dite "Impériale". La cueillette impériale est devenue très rare. Elle était autrefois réservée à l'Empereur et les feuilles délicatement coupées avec des ciseaux d'or par de jeunes filles vierges gantées de blanc.

• Le bourgeon terminal et deux feuilles voisines (P +2), c'est la cueillette dite "Fine". La cueillette dite "fine" ou "royale" trouva ses lettres de noblesse grâce à la famille royale Hollandaise au XVIIe siècle. En effet, la compagnie hollandaise des Indes orientales importa à cette époque cette cueillette pour la famille royale Orange. Le produit de cette cueillette pris alors le nom d'"Orange Pekoe".

• Le bourgeon et les trois ou quatre feuilles suivantes (P +3 ou +4), c'est alors une cueillette plus grossière dite "Classique".