Affichage des articles dont le libellé est INDE. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est INDE. Afficher tous les articles

dimanche 17 juillet 2011

Kashmiri ethnic traditional samovar

Résultat accompli de quelques années de patience et de recherche, nous sommes véritablement enthousiastes de vous présenter notre dernière découverte en cours d'acquisition.
Il s'agit d'une bouilloire originaire du Cachemire (sous-continent indien) qui fut si longtemps convoitée, et qui viendra prochainement compléter une modeste collection d'accessoires pour servir le thé, au sens noble du terme.


Ce magnifique samovar artisanal ethnique est utilisé pour chauffer l'eau lors de la préparation du thé.


Finement gravé, sculpté et patiné à la main dans son ensemble, orné de dessins esthétiques complexes dans un style purement traditionnel Kashmiri, ce samovar ancien fabriqué en cuivre (métal exploité pour ses propriétés thermiques entre autres) est soigneusement étamé à l'intérieur.
Mais outre son raffinement, c'est une pièce rare, authentique, complète et en parfait état de fonctionnement.

Il n'est pas encore en place mais quelle émotion et quelle chance d'accueillir un ustensile original antique de cette qualité.
Évidemment, nous sommes impatient de toucher cette trouvaille exceptionnelle pour vous faire partager les impressions singulières qu'elle inspire.


Crédit photo : by LBT-Teastories.

dimanche 24 octobre 2010

"Indian Spiced Tea" मसाला चाय

Officiellement établie comme une boisson populaire originaire du nord de l'Inde, le Masala chaï est un concentré d'épices, d’aromes et de saveurs. Apaisant, réconfortant et stimulant.
Comparable culturellement à l’importance des épices dans la cuisine traditionnelle et la gastronomie indienne, son originalité dépasse très largement les frontières de l’Asie du sud par l’intérêt commercial qu’il génère pour le reste du monde.


Plus simplement, il n'existe pas une recette, mais des recettes multiples de Chaï.
Locales, régionales, parfois très originales et d'une grande variété.

Le mode préparatoire peut varier, les ingrédients et les proportions diffèrent selon les goûts ou les usages.
Les familles ont chacune leur propre version du Masala. Certaines combinent tous les ingrédients ensemble dès le départ, portent le mélange à ébullition et le servent immédiatement.
D'autres commencent par mettre les feuilles de thé à ébullition avant les épices pour libérer l’astringence, ou encore, laissent mijoter le mélange d’épices plus longtemps pour extraire une saveur plus intense…


Ingrédients

Pour 4 ou 5 tasses.

25 cl ou 50 cl ou 75 cl d’eau
75 cl ou 50 cl ou 25 cl de lait
5 à 8 gousses de cardamome brisée
1 morceau de gingembre frais râpé
1 cuillère à café de cannelle en poudre ou 1 de bâton de cannelle
6 baies de poivre noir concassé
2 à 3 clous de girofle
1/2 gousse de vanille fendue en deux ou extrait de vanille (facultatif)
1 cuillère à café de sucre par le nombre de tasse
5 cuillères à café de thé noir d'Assam de préférence


Préparation

- Verser l'eau dans un récipient en inox avec les épices et porter lentement à ébullition.

- Couvrir et laisser mijoter à feu doux pendant 5 minutes pour une extraction légère des saveurs. Pour une boisson plus intense et plus épicée, laisser infuser à votre convenance.

- Ajouter ensuite le lait, la vanille puis le sucre, mélanger et remettre à chauffer jusqu’au point d’ébullition.

- Ajoutez le thé et surveiller la préparation en remuant sur un feu très doux, ou hors du feu, couvrir et laisser infuser 3 à 5 minutes.

- Pour terminer, filtrer directement dans une théière, dans les verres ou les tasses à l’aide d’un chinois, puis servir bien chaud.


Suggestions

Ce mélange d'épices, que vous pouvez ajouter au thé d'Assam de votre choix, est couramment commercialisé en sachet prêt à l'emploi sous le nom Massala Tea ou Chaï dans toutes les épiceries spécialisées ou indiennes.
Pour simplifier le dosage eau/lait, les proportions préconisées sont approximativement de 40% d'eau pour 60% de lait.

dimanche 17 octobre 2010

Le Masala Chaï «Thé aux épices»

Le Masala Chaï est la boisson traditionnelle en Inde, fortement épicée et très aromatique, brassée par les vendeurs de rue «les chai wallahs».
Sa popularité encouragée par les pauses des travailleurs, mais aussi à travers le réseau ferroviaire où vendeurs et consommateurs de chaï sont innombrables. Ses qualités relaxantes et stimulantes synchrones en ont fait un breuvage original, moderne et international.
Les ingrédients de base sont les suivants.



Le Thé

De préférence noir, riche et corsé, le thé sélectionné est originaire de l’Assam.
La production des plantations issues de cette région figure parmi les plus prolifiques dans le monde.


Le Lait

Le lait entier est utilisé, riche en vitamines liposolubles (A et D).
Associé à de l’eau lors de la préparation, il peut être dilué à un quart jusqu’à la moitié, c'est selon votre convenance.
Chauffé et remué ensuite à la limite du point d'ébullition pendant 3 à 5 minutes , il libérera les arômes de l’assortiment d’épices et les notes du thé.


Les Epices



Variables selon les régions, les multiples recettes et parfois même selon les familles.
La cardamome est la note épicée dominante, le gingembre frais de préférence et les grains de poivre ajoutent une saveur légèrement piquante. La cannelle et les clous de girofle sont des éléments utilisés traditionnellement.
Pour augmenter les arômes, d'autres ingrédients peuvent être ajoutés indépendamment. La noix de muscade, le réglisse, l'anis étoilé (badiane), la vanille bourbon pour une version plus gourmande, le fenouil semence, le safran ou les pétales de rose.


Le Sucre (édulcorant)


Nécessaire pour adoucir et faire ressortir toute la saveur concentrée des épices, la quantité et le choix de l'édulcorant varie selon la recette.
Sucre blanc, roux, de canne ou miel, il peut être ajouté lors de la préparation sur le feu ou directement dans chaque verre.

dimanche 15 août 2010

Légendes indiennes "Bodhidharma"

Le nom chinois de Bodhidharma "Dámó" signifie « enseignement de la sagesse ».

Ce prince indien, troisième fils du roi Kosjuwo abandonnera son rang social et son héritage pour étudier l'ensemble des enseignements du Bouddha "Le Dharma" « la vérité, l'ordre cosmique, les principes de l'univers ».
Disciple de l’illustre "Prajnâtara", il lui succédera et deviendra le 28ème patriarche du Bouddhisme Indien.


Alors qu'en Inde, le Bouddhisme, croyance la plus répandue, se déclinait progressivement, il suivit les instructions de son maître de transmettre le Dharma.
Bodhidharma prit la route vers la Chine où le Bouddhisme Chan (Mahāyāna) était à son apogée.
Arrivé vers 520-527 dans le Sud de la Chine, après un long voyage de trois ans à travers l'Est asiatique, c'est au Monastère de la Petite Forêt (Shao Lin Shi), « Premier Monastère sous le Ciel » situé au Nord-Ouest de Deng Feng « centre du ciel et de la terre » que "le grand voyageur" trouve hospitalité et protection.
Bodhidharma fut ensuite invité à la cour de l'Empereur Wudi (Dynastie Liang 502-557), un fervent bouddhiste, pour une audience à l’issue de laquelle il fut incompris, congédié et banni par le souverain lui même.

Déçu de n'avoir rencontré personne digne de comprendre les théories de son enseignement du Bouddhisme, et renvoyé du Monastère de Shaolin Shi, Bodhidharma se retira dans une grotte non loin du temple et se mit à méditer face à un mur de roches.
Il y restera durant neuf années.


Selon une légende du thé.
Après avoir médité trois années face au mur de la grotte où il s'était réfugié, il se serait assoupi.
A son réveil, indigné de sa faiblesse, il se serait alors arraché les paupières, pour garder les yeux ouverts les six années de méditation qui suivirent.
Plus tard, il observa que des buissons qu'il n'avait jamais vu auparavant avaient poussé à l’entrée de la caverne où ses paupières furent enterrés.
Il s'aperçut en mastiquant les feuilles, qu'elles avaient la propriété de maintenir l'esprit en éveil et de prolonger la concentration mentale.
Ainsi, le théier, la culture du thé et ses vertus stimulantes furent découvert en Chine.



Alors qu’il méditait dans sa grotte, vers 528, il trouvera son digne successeur du "Chan" parmi l'un des rares moines venu lui apporter son soutient au temple de Shaolin.
"Huike" qui se trancha le bras gauche, en signe de sincérité et de dévouement, pour être accepté par le maître.



Ayant finalement atteint l'illumination, les bonzes de Shaolin, impressionnés par sa sagesse, consentirent à le réintégrer dans leur temple.
Supportant péniblement l'immobilité que leur imposait les longues séances de méditation due à leur condition physique très faible, Bodhidharma les initia à une méthode héritée des "Kshatriyas", mi-gymnique, mi-martiale, reliant l'esprit au corps et à la respiration.
Connue en Chine sous la dénomination symbolique de « Shi Ba Lo Han She » "nettoyage des muscles et des tendons, purification de la moelle et des sinus", qui servirent de base au Kung Fu actuel.
Il partagea également ses enseignements spirituels permettant d'accéder aux sources du Dharma.


Selon une autre légende du thé.
Ayant pour mission d’aller prêcher le bouddhisme en Chine, il fit la promesse de ne pas dormir pendant les neufs années que devait durer cette tâche.
Pris de lassitude, après trois années de périple et de méditation, un heureux hasard, lui fit cueillir et mâcher quelques feuilles d'un théier sauvage. Les propriétés tonifiantes du thé lui permirent de rester éveillé, chasser l'ennui et donc de rester fidèle à son engagement.



Crédits Photos:
Eka "Huike" se coupant le bras, peinture sur papier de Sesshu (1420-1506)
Huike réfléchissant, peint par Shi Ke, Xème siècle