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dimanche 23 mai 2010

Les émaux cloisonnés chinois

La technique des émaux sur métal ou plus précisément "d'émaux cloisonnés" est un procédé d’émaillage qui semble être apparue en Chine vers le XIVème siècle. Elle connut une consécration prédominante dans l’Empire du milieu. C’est vraisemblablement la seule forme d'art chinois qui relève entièrement d'un apport étranger.


En effet, le cloisonnement (technique la plus ancienne d’émaillerie sur les objets en or, argent doré ou en cuivre) était connu dans le monde méditerranéen depuis l'antiquité.
Déjà, les pharaons d’Egypte et les rois de Perse appréciaient les émaux pour leurs valeurs de noblesse et d'inaltérabilité, cela fut nettement confirmé par l'état de conservation et de fraîcheur des bijoux et poteries découverts lors des recherches archéologiques.
Savoir-faire importée de Byzance, les orfèvres byzantins exécutèrent les plus beaux cloisonnés du VIe siècle jusqu’au XIVe.
Au Moyen Age, dès le XIIe siècle ce procédé se particularise de l’émaillerie occidentale champlevée de Limoges.


Les sources d’informations concernant l’introduction de cette technique d’émaillage en Chine diffèrent.
Soit à partir d'un centre existant en Asie Mineure au XIIème siècle, vers 1350 par l’intermédiaire de l’Islam, mais aussi peut-être par l'Europe, au XIVème siècle.
Les premières pièces manufacturées sous les Yuan, étaient d'ailleurs surnommées: "Marqueterie du pays des démons" (importé des pays barbares). Principalement destinés aux temples et à la cour de l’empereur, ces objets précieux évoluèrent au cours des siècles, de la dynastie des Ming (1368-1644) à la fin de la dynastie des Qing (1644-1911).



















Cette technique d’émaux sur métal, comparable à celle des châssis de plomb pratiquée pour les vitraux, consiste à préparer l'application du revêtement, en soudant sur le fond de la pièce, de minces lames de métal précieux qui compartimenteront les différentes teintes d’émail.
Chacun des alvéoles ainsi formés est destiné à recevoir les couches successives d’émaux en poudre dont les oxydes métalliques varient avec chaque compartiment suivant la couleur qu’on veut obtenir lors de la fusion.


La pièce est chauffée à une température suffisante pour déterminer la fonte et l’adhérence des émaux au support. On recommence cette opération parfois plus de 10 fois, jusqu’à ce que les cloisons soient complètement remplies et que la pièce ait un aspect uniforme. Pour terminer, un polissage soigneux uniformise la surface de l’objet émaillé, forme tout autour un trait doré, argenté ou cuivré, délié qui relève les couleurs, donnant ainsi un grand éclat au travail.

A travers la maîtrise de la couleur acquise au cours des siècles, par adjonction d'oxydes métalliques, dans le domaine de la céramique, les artistes chinois améliorent leur technique. Ils élaborent des pièces de plus en plus magistrales en développant une gamme de teintes variées, comparables au bleu profond du lapis-lazulis, au bleu lumineux de la turquoise, aux verts du jade et du jaspe, au rouge soutenu du corail et de couleurs nuancées proches des pierres fines.
Cet art décoratif perd en force ce qu’il gagne en élégance, le raffinement des objets dépasse leur caractère utilitaire.


La diversité des formes, des motifs ou des décors s’inspire des bronzes antiques, des laques ou de la céramique. Les sujets décoratifs (dragons, pivoines, fleurs de lotus) sont quant à eux typiquement chinois.
Leur foisonnement reflète l’univers symbolique du bouddhisme, du taoïsme, du confucianisme et s’associe au règne végétal, animal ou encore à la peinture chinoise.
Gracieuse, ornementale ou utilitaire, l’adaptation spécifique pour chaque pièce est une des particularités majeure de cet art. Son succès à la cour Impériale entraîna une production massive de vaisselle décorative, mais aussi d'objets rituel(vaisselle d'autel des temples et des sépultures).


Alors que l’émaillerie cloisonnée avait quasiment disparu après une longue phase de déclin, on assiste à sa résurrection au XIXe siècle.
La fabrication des cloisonnés de Canton répond aux attentes de la clientèle occidentale. Les services à thé ont donc des formes européennes.
Redevenu à l’époque où nous sommes l’un des joyaux des arts décoratifs en Chine, les émaux cloisonnés font désormais partie de l'artisanat traditionnel chinois et sont vendus aujourd’hui dans le monde entier.

dimanche 18 avril 2010

Légende Chinoise du Thé

Les origines du thé en Chine.

l’Empereur Chen Nung (2737-2697 av JC) .

Selon une légende chinoise, herboriste connu sous le nom de ‟Divin Moissonneur” mais aussi pour posséder des pouvoirs exceptionnels (son corps était cristallin comme le jade, son cœur transparent comme le cristal, il pouvait observer ses organes internes).
A la recherche de plantes pour guérir son peuple d’une épidémie, ses organes et son corps noircirent après qu’il ait gouté 72 plantes toxiques. Se sentant d’une extrême faiblesse, une plante d’un vert émeraude attira ce qu’il lui restait de force et d’attention. Il mâcha quelques feuilles, il leur trouva un goût pur et parfumé. C’est alors que son corps redevînt clair et transparent, il comprit alors que cette plante possédait des propriétés désintoxiquantes et des vertus contre le poison.
Le thé fut découvert.

Une autre légende chinoise rapporte que quelques feuilles de thé tombèrent par hasard dans l'eau chaude qu'il se préparait à boire.


«De ce que le ciel nous envoie, nait l’harmonie en nous»
Chen Nung