Affichage des articles dont le libellé est LE THEIER. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est LE THEIER. Afficher tous les articles

dimanche 5 décembre 2010

De la fleur au fruit (le cycle de la vie)

Comme la plupart des plantes à fleurs vivants dans la nature, le théier, dans son cycle d'évolution naturelle (sans assistance humaine) naît d’une semence qui a germé.
Structure de l'embryon végétal, la graine est le résultat d'un processus de transformation par reproduction sexuée de l'ovule fécondé depuis la fleur.

Les organes femelles (le pistil qui contient les ovules) rencontrent les organes mâles (les étamines qui fabriquent les grains de pollen) nécessaires à la reproduction.
Transporté par l’homme, les animaux, le vent ou certains insectes pollinisateurs, le pollen féconde l'extrémité du pistil (le stigmate), et la métamorphose s'opère.
Le pistil se transforme en fruit (capsule) et les ovules en graines.
En présence de circonstances favorables, la plante se développe, elle devient adulte, elle fleurit et le cycle de la vie recommence.
Perpétuant ainsi le patrimoine génétique de la variété dans sa descendance.




Les étapes du cycle sont les suivantes :

- Graine (mise en culture)
- Germination (déploiement de la plantule)
- Croissance (la plante se développe)
- Floraison (apparition des fleurs en inflorescence)
- Fécondation (rencontre des éléments mâles et femelles)
- Fructification (transformation du pistil en fruit contenant plusieurs graines)


Crédit photo: The Tea Plant 1827 - Early 19th Century Botanical Print

dimanche 21 novembre 2010

Le Camellia sinensis var. Cambodiensis

Le théier du Cambodge n’est pas exploité pour ses caractéristiques élémentaires mais contribue à l’élaboration de nouveaux cultivars (croisements ou multiplications végétatives par clonage) pour des besoins d' acclimatation, de résistance, de productivité et des qualités organoleptiques particulières.


Dans des conditions de croissance normale (à l’état sauvage), cette variété proche de l’assamica prend une forme conique pouvant atteindre une hauteur variable de 6 à 10 mètres à l'âge adulte.
Les feuilles sont brillantes, les jeunes pousses ont une teinte jaune vert.


Le Camellia sinensis var. Cambodiensis dispose d’une forte capacité d’hybridation, assortie à une grande facilité d’adaptation environnementale, climatique et écologique.





Résultat sauvage ou sélectionné en culture d’un processus de multiplication d'espèces végétales appartenant à la famille du Camellia Sinensis (intraspécificité écologique des variétés Sinensis, Assamica et Cambodiensis), l’hybridation a permis la création d'un grand nombre de cultivars, réunissant chacun des qualités spécifiques.

dimanche 14 novembre 2010

Le Camellia sinensis var. Assamica

Découvert en 1823 par le Major Robert Bruce dans la jungle d’Assam (au nord-est de l’Inde), cette espèce de théier sauvage connue des tribus locales d'abord, fut largement introduite et cultivée ensuite dans les colonies britanniques, en Inde et à Ceylan, pour le compte de la Compagnie anglaises des indes orientales (British East India Company). C’est aujourd’hui la variété la plus exploitée dans le monde.
A l’état sauvage (en croissance libre), ce théier peut atteindre une hauteur comprise entre 10 et 15 mètres à maturité. Pourvu d’un branchage ramifié et moins abondant, sa floraison est plus éparse.

En culture, les arbustes sont taillés et maintenus à environ 1,20 mètre du sol (table de cueillette), favorisant ainsi la croissance et la récolte des bourgeons.
Les troncs, épais et tortueux, indiquent une longévité qui varie de 30 à 50 ans.



Les feuilles larges et souples ont une texture assez épaisse, elles mesurent parfois jusqu’à 20 centimètres en longueur.
De couleur claires, brillantes, les plus jeunes pousses sont les plus corsées, robustes, riches en tanins.


Moins résistants aux variations thermiques ou météorologiques (rusticité), les arbustes craignent la sécheresse et ne peuvent supporter les grands froids (gelées). Cette vulnérabilité aux épreuves s’étend aux infestations de nuisibles, aux contaminations de parasites ou autres phytopathologies (maladies des plantes).
En revanche, ils s'adaptent parfaitement aux fortes pluies et à l'exploitation en plaine.
Les plantations de type Assamica et leurs nombreux croisements (écotypes - hybrides - jats) présentent des caractéristiques propices à la culture dans des régions tropicales et subtropicales exposées aux précipitations abondantes ou aux phénomènes climatiques de la mousson.




Le Camellia Sinensis var. Assamica produit des thés noirs en méthode orthodoxe ou en CTC (crushing-tearing-curling) aux liqueurs charpentées, maltées, très aromatiques ayant du corps et particulièrement colorées.


Crédit Photo: Kurt...

dimanche 7 novembre 2010

Le Camellia sinensis var. Sinensis

Découvert dans la province chinoise du Yunnan, c'est la plus ancienne variété de théier connue et cultivée.
On observe de très nombreux théiers sauvages ou semi-sauvages dans les contrées forestières du Xishuangbanna.
Dans son état originel (en croissance libre), sa hauteur avoisine approximativement 6 mètres. Pourvu de nombreuses branches souples et droites, sa floraison est considérable.

En culture, il est régulièrement taillé pour former un buisson d'épandage (table de cueillette) au feuillage dense et homogène, de 0,35 mètre en recépage, jusqu’à 1,5 mètre pour la récolte.


Les feuilles elliptiques, épaisses et finement dentées sur les bords, oscillent entre 3 et 10 centimètres. La couleur vert foncé, brillante sur la face d’exposition devient plus claire et mate sur le revers.


Résistants aux variations météorologiques, les arbustes peuvent supporter des basses températures et des valeurs inférieures jusqu’à moins 5 degrés, sauf des gelées.
A contrario, ils sont capables aussi d’endurer un cycle de sécheresse relative.
Cette résistance aux effets climatiques vaut au théier originaire de Chine, et à ses hybrides, d’être cultivé dans des régions de haute altitude, également au Japon, dans l’ex URSS, en Géorgie, en Iran, en Turquie, et dans bien d’autres régions du Monde.




Si certaines plantations locales ont un rendement moyen, les récoltes se succèdent parfois depuis plus de 100 ans.
Le Camellia sinensis var. Sinensis produit des thés parfumés parmi les plus recherchés.


Crédit Photo : La production de thé 1790-1800 - Guangzhou (Chine) - Représentation synoptique de l'île de Whampoa et la campagne, probablement Bohea Hills - (Province de Fo-Kien)

dimanche 31 octobre 2010

Qu'est ce qu'un théier ?



Originaire d'Extrême-Orient, le théier est un arbuste à feuilles alternes persistantes. Dans son état naturel et sans l’intervention humaine, il peut atteindre la hauteur de 10 à 15 mètres, allant parfois au-delà pour certaines variétés.




C’est dans la province montagneuse du Yunnan, située à la frontière avec le Vietnam, le Laos et le Myanmar qu’on trouve les plus vieux théiers du monde.
On a recensé quelques théiers séculaires à l'état sauvage de plus de 30 mètres dans les forêts du comté de Menghai et la jungle luxuriante du Xishuangbanna. Notamment, celui de Pa Ta (Pinyin : Ba Da) mesure plus de 20 mètres de haut et plus d’un mètre de diamètre, on estime sa durée de vie actuelle à 1700 ans.



Issu des régions tropicales et sub-tropicales, le théier appartient à la famille botanique des “Théacées” qui ne comptent pas moins de 500 espèces réparties en 9 à 30 genres, selon les botanistes.
Depuis 1959, la nomenclature botanique du théier est intégrée au genre Camellia, dont l’espèce principale (Camellia sinensis) se divise en 3 variétés (sous espèces) importantes.





On distingue :

Le Camellia sinensis var. Sinensis - Originaire de Chine, découvert dans la province du Yunnan.

Le Camellia sinensis var. Assamica - Originaire du nord-est de l’Inde, découvert dans la jungle d'Assam par Robert Bruce.

Le Camellia sinensis var. Cambodiensis - Originaire du Cambodge, variété non cultivée mais servant à élaborer de nouveaux cultivars (croisements).



Crédit Photo: Tale of Tea by Jeff Fuchs paru dans Outpost Magazine.