dimanche 13 mars 2011
dimanche 6 mars 2011
Symbolisme du Gaiwan (Chung)
Depuis toujours au coeur d’un entourage philosophique, religieux ou artistique au cours de son évolution. La consommation du thé a eu une influence marquante sur chaque objet, chaque geste et chaque accessoire utilisé.
Le Gaiwan illustre un de ces objets dont la valeur symbolique est incontournable.
Il se décompose en plusieurs éléments distincts.
Trois objets d'une finesse exceptionnelle, indissociables, polychromes et liés entre eux par le symbole qui leur est attribué :
- Le couvercle voûté symbolise le ciel, la sphère céleste, la protection et l’éternité.
- Le bol évasé illustre l’eau, l'élément essentiel à toute forme de vie, elle permet de créer, recréer, faire naître et incarne l'individu.
- La soucoupe évoque la terre sur laquelle pousse le théier, la fonction nourricière, mère indispensable de la fertilité et la régénération immuable de la graine enfouie.
Crédit photo : Jin De Zhen Handmade Gaiwan by Jerryma 1982
Le Gaiwan illustre un de ces objets dont la valeur symbolique est incontournable.
Il se décompose en plusieurs éléments distincts.
Trois objets d'une finesse exceptionnelle, indissociables, polychromes et liés entre eux par le symbole qui leur est attribué :
- Le couvercle voûté symbolise le ciel, la sphère céleste, la protection et l’éternité.

- Le bol évasé illustre l’eau, l'élément essentiel à toute forme de vie, elle permet de créer, recréer, faire naître et incarne l'individu.
- La soucoupe évoque la terre sur laquelle pousse le théier, la fonction nourricière, mère indispensable de la fertilité et la régénération immuable de la graine enfouie.
Crédit photo : Jin De Zhen Handmade Gaiwan by Jerryma 1982
dimanche 27 février 2011
Naissance & Etymologie du Gaiwan
Apparu sous la dynastie Ming (1368-1644), probablement suite à un décret impérial relatif aux tributs en thé livrés à la cour et à l’arrêt de sa fabrication sous la forme compressé.
En plein âge d'or de la porcelaine chinoise « bleu et blanc », les éléments de ce bol à thé "Chawan" comptèrent parmi les innovations, les bouleversements dans le rituel des cérémonies du thé et dans sa préparation.
L'époque est dite "naturaliste", la consommation du thé évolue.
Selon le Classique du Thé « Chá Jīng » ouvrage consacré au thé dans lequel Lu Yu (733-804) codifie l'art de boire le thé.
On infuse les feuilles de thé entières dans une tasse évasée, sans anse, parfois munie d'un couvercle pour concentrer les arômes subtils du breuvage « Gaiwan ou Zhōng ».
Le gaiwan « bol à couvercle adapté pour la consommation du thé », ustensile dont l’origine étymologique serait une déformation sémantique cantonaise de "Chōng", vocable en référence à l'utilisation spécifique de l'objet qui signifie « verser de l'eau, rincer ». L'appellation Gaiwan se troque en Zhōng (Chung) ou Gaibei pour éviter la confusion.

Capitale de la province du Guangdong, Canton fut dès 1685, le principal port ouvert au commerce extérieur avec les occidentaux. Les anglais achetèrent aux chinois d’énormes quantités de thé et y installèrent les premiers comptoirs.
Durant les siècles d'échanges et de succès commerciaux très lucratifs entre l'Europe et l'Asie, les navires des Compagnies des Indes Orientales transporteront des marchandises très prisées dans les grandes métropoles européennes.
Des épices, du thé, des soieries et des porcelaines, très réputées ou reconnues auprès des riches collectionneurs d'art pour leur qualité technique, pour leur finesse remarquable et pour la richesse artistique de leurs décors.

Crédits photos : Tasse & Soucoupe en émail bleu avec décor de personnages - Canton (Chine) 19ème siècle
View of the Canton Factories 1805-06 by William Daniel
En plein âge d'or de la porcelaine chinoise « bleu et blanc », les éléments de ce bol à thé "Chawan" comptèrent parmi les innovations, les bouleversements dans le rituel des cérémonies du thé et dans sa préparation.
L'époque est dite "naturaliste", la consommation du thé évolue.
Selon le Classique du Thé « Chá Jīng » ouvrage consacré au thé dans lequel Lu Yu (733-804) codifie l'art de boire le thé.
On infuse les feuilles de thé entières dans une tasse évasée, sans anse, parfois munie d'un couvercle pour concentrer les arômes subtils du breuvage « Gaiwan ou Zhōng ».
Le gaiwan « bol à couvercle adapté pour la consommation du thé », ustensile dont l’origine étymologique serait une déformation sémantique cantonaise de "Chōng", vocable en référence à l'utilisation spécifique de l'objet qui signifie « verser de l'eau, rincer ». L'appellation Gaiwan se troque en Zhōng (Chung) ou Gaibei pour éviter la confusion.

Capitale de la province du Guangdong, Canton fut dès 1685, le principal port ouvert au commerce extérieur avec les occidentaux. Les anglais achetèrent aux chinois d’énormes quantités de thé et y installèrent les premiers comptoirs.
Durant les siècles d'échanges et de succès commerciaux très lucratifs entre l'Europe et l'Asie, les navires des Compagnies des Indes Orientales transporteront des marchandises très prisées dans les grandes métropoles européennes.
Des épices, du thé, des soieries et des porcelaines, très réputées ou reconnues auprès des riches collectionneurs d'art pour leur qualité technique, pour leur finesse remarquable et pour la richesse artistique de leurs décors.

Crédits photos : Tasse & Soucoupe en émail bleu avec décor de personnages - Canton (Chine) 19ème siècle
View of the Canton Factories 1805-06 by William Daniel
dimanche 20 février 2011
Le thé "Long Jing"
dimanche 13 février 2011
Le Thé Vert (Lü Cha)
Originaire de Chine et du Japon, ces thés sont très populaires en Occident pour leurs variétés multiples et leurs propriétés.
En cours de rédaction
En cours de rédaction
dimanche 6 février 2011
Récolte - Transformation & Dégustation du Huang Cha
Phénomène culturel de masse, durant les deux premières semaines d'avril, le peuple chinois célèbre la lumière pure "Qing Ming Jie" le 10e jour du 3e mois lunaire (le 4 ou le 5 avril selon les années).
En commémoration des réjouissances traditionnelles du printemps, cette époque du calendrier était jadis associée aux préparatifs indispensables pour les activités agricoles à venir.
Devenue aujourd'hui la journée consacrée à la mémoire de la famille et des ancêtres, dans les plantations la période qui précède la fête de Qing Ming Jie marque le début des récoltes de thé en Chine depuis des siècles .
Autrefois rarissime et destiné à l'Empereur pour cette occasion, dans les provinces de l'Anhui et du Hunan, quelques centaines de kilos de thé jaune d'une qualité remarquable mais éphémère sont produits chaque année.

La cueillette
Comme pour le thé vert, c'est au printemps particulièrement avant la fête de Qing Ming Jie que les bourgeons récoltés sont les plus tendres et les plus concentrés donc forcément les plus coûteux. Pour produire un thé jaune (Huang Cha) de qualité exceptionnelle, on cueille les bourgeons avant l'apparition du duvet.
Cette cueillette précoce est considérée comme impériale parce que la plus fine mais aussi la plus prisée.
La transformation
Le flétrissage.
Comme certains crûs de thés verts ou blancs, le flétrissage s'effectue au sol sur des toiles ou sur des claies de bambou.
La dessiccation.
Dans des cuves chauffées, les feuilles sont remuées manuellement.
L'oxydation.
Entassées en petites quantités directement sur le sol, les feuilles encore chaudes sont recouvertes d'une pièce de tissu en coton humide coiffée d’un couvercle de paille, elles reposent ainsi pour une durée qui varie entre 4 à plus de 10 heures parfois, selon le niveau d'humidité de l'air ambiant et les conditions climatiques.
Cette méthode de fermentation spécifique "à l’étouffée" provoque une légère oxydation enzymatique, les feuilles développent une teinte brun-jaune et des arômes incomparables.
Le séchage.
Séchées à une température de 110°C à 120°C pendant 10 à 20 minutes, à ce dernier stade de transformation, les feuilles conservent un taux d'humidité de 5 % maximum avant de passer au triage, ultime étape manuelle à l'aide de treillis.
La dégustation
L'infusion révèle une liqueur soyeuse jaune pâle dans laquelle les arômes incomparables s’expriment délicatement en notes de fruits secs rehaussés d'une subtile amertume.
A déguster dans une eau attisée à 75°C, en infusions successives et courtes de 30 à 40 secondes au Zhong, ou en infusion unique de 4 à 5 minutes dans un verre.
Crédit Photo: Tea serving arts - Prosperous Song Dynasty Tea
En commémoration des réjouissances traditionnelles du printemps, cette époque du calendrier était jadis associée aux préparatifs indispensables pour les activités agricoles à venir.
Devenue aujourd'hui la journée consacrée à la mémoire de la famille et des ancêtres, dans les plantations la période qui précède la fête de Qing Ming Jie marque le début des récoltes de thé en Chine depuis des siècles .
Autrefois rarissime et destiné à l'Empereur pour cette occasion, dans les provinces de l'Anhui et du Hunan, quelques centaines de kilos de thé jaune d'une qualité remarquable mais éphémère sont produits chaque année.

La cueillette
Comme pour le thé vert, c'est au printemps particulièrement avant la fête de Qing Ming Jie que les bourgeons récoltés sont les plus tendres et les plus concentrés donc forcément les plus coûteux. Pour produire un thé jaune (Huang Cha) de qualité exceptionnelle, on cueille les bourgeons avant l'apparition du duvet.
Cette cueillette précoce est considérée comme impériale parce que la plus fine mais aussi la plus prisée.
La transformation
Le flétrissage.
Comme certains crûs de thés verts ou blancs, le flétrissage s'effectue au sol sur des toiles ou sur des claies de bambou.
La dessiccation.
Dans des cuves chauffées, les feuilles sont remuées manuellement.
L'oxydation.
Entassées en petites quantités directement sur le sol, les feuilles encore chaudes sont recouvertes d'une pièce de tissu en coton humide coiffée d’un couvercle de paille, elles reposent ainsi pour une durée qui varie entre 4 à plus de 10 heures parfois, selon le niveau d'humidité de l'air ambiant et les conditions climatiques.
Cette méthode de fermentation spécifique "à l’étouffée" provoque une légère oxydation enzymatique, les feuilles développent une teinte brun-jaune et des arômes incomparables.
Le séchage.
Séchées à une température de 110°C à 120°C pendant 10 à 20 minutes, à ce dernier stade de transformation, les feuilles conservent un taux d'humidité de 5 % maximum avant de passer au triage, ultime étape manuelle à l'aide de treillis.
La dégustation
L'infusion révèle une liqueur soyeuse jaune pâle dans laquelle les arômes incomparables s’expriment délicatement en notes de fruits secs rehaussés d'une subtile amertume.
A déguster dans une eau attisée à 75°C, en infusions successives et courtes de 30 à 40 secondes au Zhong, ou en infusion unique de 4 à 5 minutes dans un verre.
Crédit Photo: Tea serving arts - Prosperous Song Dynasty Tea
dimanche 30 janvier 2011
Le Thé Jaune (Huang Cha)
Spécialité chinoise originaire d'une île du lac Dong Ting, la production de thé jaune est issue d'une minuscule parcelle de terrain de Jun Shan "l'île du Prince" située dans la province du Hunan au sud de ce grand lac.
Une légende taoïste raconte que les rares théiers de la montagne de l'Empereur, sept au total, produisaient très peu de bourgeons chaque année.
Pour protéger ces premières pousses exceptionnelles des convoitises, les immortels les drapèrent de brume afin que des voleurs ne puissent venir s'en emparer. Les précieuses feuilles de thé étaient gardées en permanence par une sentinelle monastique surnommée «douce rosée».
Les huit immortels sont des divinités légendaires du taoïsme et de la mythologie chinoise.
Exceptionnelle et rarissime, cette précieuse récolte de thé composé de bourgeons dorés était autrefois réservée au tribut de l’Empereur et baptisé Huang Cha en l’honneur de la couleur officiellement réservée au divin souverain.
Certains thés verts ou thés blancs de grande qualité souvent très rares sont présentés sous l'appellation "Thé Jaune" en référence à la couleur jaune "Huang", symbole de puissance suprême qui fut la marque céleste exclusivement destinée à la famille impériale sous les dynasties Ming et Qing.
Récolté au printemps avant le 20 avril, les plus tendres bourgeons sont cueillis à la main, manufacturés selon des méthodes traditionnelles et ancestrales très strictes.
Les opérations de transformation débutent par une faible fermentation enzymatique sous l'atmosphère d'un tissu humide accentuée par une torréfaction sous couvert de paille, un roulage des feuilles en aiguilles et une brève dessiccation. Elles confèrent à la liqueur, ses notes aromatiques «fruité et fleuri» incomparables et sa dénomination de "thé jaune".
Parmi les plus belles qualités de thés jaunes, on trouve dans certains comptoirs :
Le Jun Shan Yin Zhen "Aiguilles d'argent du mont de l'Empereur"
Exceptionnel et rarissime, ce thé est récolté en avril sur l'île de Jun Shan (lac Dong Ting).
Fermenté à 8%, les feuilles ont des tonalités jaunes couvertes d'un duvet argenté. C'est un thé très réputé.
Le Meng Ding Huang Ya "Bourgeons jaunes du mont Meng"
Ce thé rare est récolté sur la crête brumeuse de la montagne Meng Shan, dans la province du Sichuan.
Les feuilles de thé ont des reflets vert jaunâtre parfaitement maîtrisés. Un thé de montagne célèbre en Chine.

Crédits Photos : Eight Immortals Crossing the Sea. Beijing Postage Stamp 2004 - Designed by Wang Huming
Jun Shan Yin Zhen - LBT-Teastories
Une légende taoïste raconte que les rares théiers de la montagne de l'Empereur, sept au total, produisaient très peu de bourgeons chaque année.
Pour protéger ces premières pousses exceptionnelles des convoitises, les immortels les drapèrent de brume afin que des voleurs ne puissent venir s'en emparer. Les précieuses feuilles de thé étaient gardées en permanence par une sentinelle monastique surnommée «douce rosée».
Les huit immortels sont des divinités légendaires du taoïsme et de la mythologie chinoise. Exceptionnelle et rarissime, cette précieuse récolte de thé composé de bourgeons dorés était autrefois réservée au tribut de l’Empereur et baptisé Huang Cha en l’honneur de la couleur officiellement réservée au divin souverain.
Certains thés verts ou thés blancs de grande qualité souvent très rares sont présentés sous l'appellation "Thé Jaune" en référence à la couleur jaune "Huang", symbole de puissance suprême qui fut la marque céleste exclusivement destinée à la famille impériale sous les dynasties Ming et Qing.
Récolté au printemps avant le 20 avril, les plus tendres bourgeons sont cueillis à la main, manufacturés selon des méthodes traditionnelles et ancestrales très strictes.
Les opérations de transformation débutent par une faible fermentation enzymatique sous l'atmosphère d'un tissu humide accentuée par une torréfaction sous couvert de paille, un roulage des feuilles en aiguilles et une brève dessiccation. Elles confèrent à la liqueur, ses notes aromatiques «fruité et fleuri» incomparables et sa dénomination de "thé jaune".
Parmi les plus belles qualités de thés jaunes, on trouve dans certains comptoirs :
Le Jun Shan Yin Zhen "Aiguilles d'argent du mont de l'Empereur"
Exceptionnel et rarissime, ce thé est récolté en avril sur l'île de Jun Shan (lac Dong Ting).
Fermenté à 8%, les feuilles ont des tonalités jaunes couvertes d'un duvet argenté. C'est un thé très réputé.
Le Meng Ding Huang Ya "Bourgeons jaunes du mont Meng"
Ce thé rare est récolté sur la crête brumeuse de la montagne Meng Shan, dans la province du Sichuan.
Les feuilles de thé ont des reflets vert jaunâtre parfaitement maîtrisés. Un thé de montagne célèbre en Chine.

Crédits Photos : Eight Immortals Crossing the Sea. Beijing Postage Stamp 2004 - Designed by Wang Huming
Jun Shan Yin Zhen - LBT-Teastories
dimanche 23 janvier 2011
Mécanisme & Transformation du Bai Cha
Pour conserver leurs propriétés, leur légèreté et leur fraicheur durant un processus de fabrication très minimaliste, les feuilles de thé vont subir deux opérations très minutieuses de transformation.
Un flétrissage de deux à quatre jours en fonction de la méthode choisie, traditionnelle à l'air libre ou moderne dans des pièces bien ventilées, immédiatement figé par un séchage de quelques minutes.
Pour achever ces étapes de transformation, un dernier tri à la main (sélection des bourgeons ou des feuilles) juste avant le conditionnement final des précieuses feuilles de thé blanc.
Le flétrissage
La méthode traditionnelle.
Etalées directement après la récolte, les feuilles de thé sont laissées ainsi (durant 48 à 60 heures) exposées aux variations atmosphériques, sous le regard vigilant et expérimenté du planteur. Cette méthode de flétrissage est la plus délicate car elle s’effectue naturellement, donc plus lentement à l’air libre, soumise en alternance à l’exposition du soleil puis à l’ombre.
La méthode moderne.
Le flétrissage s’effectue dans des salles spécialement aménagées, équipées d'un système de chauffage et de ventilation perfectionné où la température est parfaitement maitrisée entre 30 et 32°C.
Ce procédé de flétrissage est plus rapide, il permet une production homogène plus importante.
Au cours de cette étape de flétrissage, un phénomène de coloration enzymatique (entre 2 et 4%) s’amorce sur les feuilles. Cette réaction d’oxydation évolue très légèrement.
Le Séchage
Le séchage permet de stopper le flétrissage des feuilles, qui à ce stade, ne renferment plus que 5 à 7% d'eau si les conditions d’humidité extérieures ne sont pas trop défavorables.
Soigneusement manipulées pour cette ultime étape, elles subissent alors une dessiccation rapide (10 minutes environ) dans un séchoir à air chaud sur des claies de bambou ou sur des bassines métalliques chauffées, révélant des nuances de gris argenté et de vert clair aux feuilles de thé à l'issue.
Au terme de ces deux opérations de transformation, les plus beaux bourgeons seront rigoureusement choisis et les feuilles triées manuellement, avant d’être conditionnés selon des critères de qualité ou de labels pour un marché du thé haut de gamme plus restreint mais en pleine croissance.
Un flétrissage de deux à quatre jours en fonction de la méthode choisie, traditionnelle à l'air libre ou moderne dans des pièces bien ventilées, immédiatement figé par un séchage de quelques minutes.
Pour achever ces étapes de transformation, un dernier tri à la main (sélection des bourgeons ou des feuilles) juste avant le conditionnement final des précieuses feuilles de thé blanc.
Le flétrissage
La méthode traditionnelle.
Etalées directement après la récolte, les feuilles de thé sont laissées ainsi (durant 48 à 60 heures) exposées aux variations atmosphériques, sous le regard vigilant et expérimenté du planteur. Cette méthode de flétrissage est la plus délicate car elle s’effectue naturellement, donc plus lentement à l’air libre, soumise en alternance à l’exposition du soleil puis à l’ombre.
La méthode moderne.
Le flétrissage s’effectue dans des salles spécialement aménagées, équipées d'un système de chauffage et de ventilation perfectionné où la température est parfaitement maitrisée entre 30 et 32°C.
Ce procédé de flétrissage est plus rapide, il permet une production homogène plus importante.
Au cours de cette étape de flétrissage, un phénomène de coloration enzymatique (entre 2 et 4%) s’amorce sur les feuilles. Cette réaction d’oxydation évolue très légèrement.
Le Séchage
Le séchage permet de stopper le flétrissage des feuilles, qui à ce stade, ne renferment plus que 5 à 7% d'eau si les conditions d’humidité extérieures ne sont pas trop défavorables.
Soigneusement manipulées pour cette ultime étape, elles subissent alors une dessiccation rapide (10 minutes environ) dans un séchoir à air chaud sur des claies de bambou ou sur des bassines métalliques chauffées, révélant des nuances de gris argenté et de vert clair aux feuilles de thé à l'issue.
Au terme de ces deux opérations de transformation, les plus beaux bourgeons seront rigoureusement choisis et les feuilles triées manuellement, avant d’être conditionnés selon des critères de qualité ou de labels pour un marché du thé haut de gamme plus restreint mais en pleine croissance.
dimanche 16 janvier 2011
Le Thé Blanc (Bai Cha)
Héritage traditionnel et légendaire originaire de la province montagneuse du Fujian, cette région située au sud-est de la Chine fut le berceau de la production de thé blanc.
On raconte que le thé y était récolté les nuits de pleine lune, par des jeunes filles vierges gantées munies de ciseaux d'or. On rapporte aussi que cette récolte était si précieuse, qu'elle fut réservée exclusivement à l'empereur et aux plus hautes couches de la société chinoise...
Huizong, huitième empereur de la dynastie chinoise des Song (960-1279), grand amateur de thé, passionné d'arts et de calligraphie écrira dans un traité sur le thé (Cha Lun).
« Le thé blanc est différent de tous les autres car il possède la saveur la plus exquise et la plus délicate, il est le comble du raffinement. »
Issu principalement de variétés de théiers baptisés Shui Hsien "Fée des eaux" ou Da Bai "Grand Blanc", particulièrement adaptés à la production de thé blanc.
La récolte s'effectue durant quelques jours chaque année au printemps, quand les conditions climatiques sont idéales, respectivement de la fin du mois de mars jusqu'au début du mois d'avril, avant que les bourgeons ne s'ouvrent.
Seuls les bourgeons recouverts d'un duvet argenté et quelques feuilles (le pekoe plus deux à quatre feuilles) sous-jacentes seront détachés.
La production de thé blanc est très délicate et minimaliste à la différence des autres productions de thés manufacturés. Après la cueillette, les bourgeons seront soigneusement sélectionnés et dissociés des feuilles qui feront l'objet d'un traitement séparé avant les opérations de flétrissage et de séchage, sans subir d’oxydation enzymatique au préalable.
On considère que cette transformation est la moins élaborée de toute puisque les feuilles conservent leur état quasi naturel.
Parmi les plus belles qualités de thés blancs, on trouve chez les négociants :
Le Bai Hao Yin Zhen "aiguilles d'argent aux poils blancs"
Constitué de bourgeons duveteux argentés en forme d'aiguilles.
Revendu au détail, son prix d'achat au kilo peut s'envoler si haut que ça en fait un thé parmi les plus chers du monde.
Le Bai Mu Dan "pivoine blanche"
Composé de bourgeons et des premières feuilles.
Le Jasmin Yin Zhen "aiguilles d'argent"
Délicatement parfumé aux fleurs de jasmin.

Réputées mondialement pour leur fraicheur désaltérante, les liqueurs veloutées, nuancées et délicatements parfumées se dégustent principalement l'été en Chine.
Les notes caractéristiques aux thés blancs sont une merveille de subtilité, d'équilibre et de complexité aromatique très recherchée des amateurs occidentaux.
A faible teneur en théine, ces grands crus rares, éphémères et souvent coûteux font de cette variété de thés haut de gamme, une boisson apaisante prédestinée aux dégustations sereines ou aux occasions à caractère exceptionnels par excellence.
Actuellement, d'autres pays comme le Sri Lanka (Ceylan), l'Inde (Darjeeling) ou le Népal développent leurs propres productions de feuilles en petite quantité, encouragés par des résultats d'une qualité remarquable et une logique économique en forte croissance.
Crédit Photo: Bai Hao Yin Zhen - LBT-Teastories
On raconte que le thé y était récolté les nuits de pleine lune, par des jeunes filles vierges gantées munies de ciseaux d'or. On rapporte aussi que cette récolte était si précieuse, qu'elle fut réservée exclusivement à l'empereur et aux plus hautes couches de la société chinoise...
Huizong, huitième empereur de la dynastie chinoise des Song (960-1279), grand amateur de thé, passionné d'arts et de calligraphie écrira dans un traité sur le thé (Cha Lun).« Le thé blanc est différent de tous les autres car il possède la saveur la plus exquise et la plus délicate, il est le comble du raffinement. »
Issu principalement de variétés de théiers baptisés Shui Hsien "Fée des eaux" ou Da Bai "Grand Blanc", particulièrement adaptés à la production de thé blanc.
La récolte s'effectue durant quelques jours chaque année au printemps, quand les conditions climatiques sont idéales, respectivement de la fin du mois de mars jusqu'au début du mois d'avril, avant que les bourgeons ne s'ouvrent.
Seuls les bourgeons recouverts d'un duvet argenté et quelques feuilles (le pekoe plus deux à quatre feuilles) sous-jacentes seront détachés.
La production de thé blanc est très délicate et minimaliste à la différence des autres productions de thés manufacturés. Après la cueillette, les bourgeons seront soigneusement sélectionnés et dissociés des feuilles qui feront l'objet d'un traitement séparé avant les opérations de flétrissage et de séchage, sans subir d’oxydation enzymatique au préalable.
On considère que cette transformation est la moins élaborée de toute puisque les feuilles conservent leur état quasi naturel.
Parmi les plus belles qualités de thés blancs, on trouve chez les négociants :
Le Bai Hao Yin Zhen "aiguilles d'argent aux poils blancs"
Constitué de bourgeons duveteux argentés en forme d'aiguilles.
Revendu au détail, son prix d'achat au kilo peut s'envoler si haut que ça en fait un thé parmi les plus chers du monde.
Le Bai Mu Dan "pivoine blanche"
Composé de bourgeons et des premières feuilles.
Le Jasmin Yin Zhen "aiguilles d'argent"
Délicatement parfumé aux fleurs de jasmin.
Réputées mondialement pour leur fraicheur désaltérante, les liqueurs veloutées, nuancées et délicatements parfumées se dégustent principalement l'été en Chine.
Les notes caractéristiques aux thés blancs sont une merveille de subtilité, d'équilibre et de complexité aromatique très recherchée des amateurs occidentaux.
A faible teneur en théine, ces grands crus rares, éphémères et souvent coûteux font de cette variété de thés haut de gamme, une boisson apaisante prédestinée aux dégustations sereines ou aux occasions à caractère exceptionnels par excellence.
Actuellement, d'autres pays comme le Sri Lanka (Ceylan), l'Inde (Darjeeling) ou le Népal développent leurs propres productions de feuilles en petite quantité, encouragés par des résultats d'une qualité remarquable et une logique économique en forte croissance.
Crédit Photo: Bai Hao Yin Zhen - LBT-Teastories
lundi 3 janvier 2011
Wa Kei Sei Jaku
Harmonie (Wa), Respect (Kei), Pureté (Sei) et Tranquillité (Jaku) sont les quatre principes fondamentaux énoncés par le maître de l'art du thé, Sen-no-Rikyū [1522-1591], codificateur du Chanoyu, la cérémonie du thé au Japon.
Sen-no-Rikyū (1522-1591) développa une nouvelle "Voie du Thé", il introduisit le concept de Ichi-go Ichi-e (littéralement « une fois, une rencontre »), et codifia le Chanoyu.
En cours de rédaction
Sen-no-Rikyū (1522-1591) développa une nouvelle "Voie du Thé", il introduisit le concept de Ichi-go Ichi-e (littéralement « une fois, une rencontre »), et codifia le Chanoyu.
En cours de rédaction
dimanche 26 décembre 2010
L’art de la boîte à thé
La boîte à thé fait partie du quotidien des collectionneurs et des amateurs de thé.
Conçue à l'origine pour assurer le transport, le conditionnement et une conservation optimale des cargaisons à l'époque où le thé était un produit rare.
L’histoire de la boîte à thé commence dès les premières importations vers l'Europe en 1606, voyageant au fond de la cale d'un bateau de la Compagnie Hollandaise des Indes Orientales (Vereenigde Oost-Indische Compagnie), non sans problèmes d'étanchéité.
Après un long périple jusqu'à son arrivée au port d'Amsterdam, le thé aurait fermenté durant son voyage.
Si le thé n'est pas tout à fait une denrée périssable, la torréfaction lui permet de mieux résister à la dégradation. Pour cela, il est indispensable de le conserver dans un contenant opaque et hermétique, à l'abri des odeurs, de la lumière et de l'air. Il préserve ainsi ses qualités arômatiques, sa délicatesse et la fraicheur de son gout.
Pourtant, dès 1670, la consommation croissante et le transport des feuilles de thé donnera d'emblée l’expression artistique de ce que seront les boîtes à thé pour les siècles de sa commercialisation passée et future.
La boîte en bois de la Chine ancienne.

La boîte du Japon.
La boîte d'étain ou d'argent.
La boîte à ouverture au sou.
Apparue vers la fin du XIX ème siècle, l'ouverture "au sou" signifie qu'il fallait une pièce de monnaie utilisée comme un simple levier. Principalement choisie pour le thé manufacturé, elle pouvait être refermé tout aussi aisément grace à son couvercle circulaire embouti, parfaitement maniable et hermétique.
Une fois refermée, cette boîte conservait ses propriétés d'étanchéité et de conservation.
La boîte métalliques.
De grosses boîtes rondes ou carrées font leur apparition, exposées sur les étagères des marchands et des herboristes. Leur couvercle profond est destiné à recevoir les feuilles de thé de manière à les faire sentir ou tester par le client. Elles sont encore largement utilisées dans les comptoirs aujourd'hui.
La boîte à couvercle coiffant.
En cours de rédaction
Conçue à l'origine pour assurer le transport, le conditionnement et une conservation optimale des cargaisons à l'époque où le thé était un produit rare.
L’histoire de la boîte à thé commence dès les premières importations vers l'Europe en 1606, voyageant au fond de la cale d'un bateau de la Compagnie Hollandaise des Indes Orientales (Vereenigde Oost-Indische Compagnie), non sans problèmes d'étanchéité.
Après un long périple jusqu'à son arrivée au port d'Amsterdam, le thé aurait fermenté durant son voyage.
Si le thé n'est pas tout à fait une denrée périssable, la torréfaction lui permet de mieux résister à la dégradation. Pour cela, il est indispensable de le conserver dans un contenant opaque et hermétique, à l'abri des odeurs, de la lumière et de l'air. Il préserve ainsi ses qualités arômatiques, sa délicatesse et la fraicheur de son gout.
Pourtant, dès 1670, la consommation croissante et le transport des feuilles de thé donnera d'emblée l’expression artistique de ce que seront les boîtes à thé pour les siècles de sa commercialisation passée et future.
La boîte en bois de la Chine ancienne.

La boîte du Japon.
La boîte d'étain ou d'argent.
La boîte à ouverture au sou.
Apparue vers la fin du XIX ème siècle, l'ouverture "au sou" signifie qu'il fallait une pièce de monnaie utilisée comme un simple levier. Principalement choisie pour le thé manufacturé, elle pouvait être refermé tout aussi aisément grace à son couvercle circulaire embouti, parfaitement maniable et hermétique. Une fois refermée, cette boîte conservait ses propriétés d'étanchéité et de conservation.
La boîte métalliques.
De grosses boîtes rondes ou carrées font leur apparition, exposées sur les étagères des marchands et des herboristes. Leur couvercle profond est destiné à recevoir les feuilles de thé de manière à les faire sentir ou tester par le client. Elles sont encore largement utilisées dans les comptoirs aujourd'hui.
La boîte à couvercle coiffant.
En cours de rédaction
lundi 20 décembre 2010
Créer & Personnaliser une étiquette
Si vous souhaitez créer une étiquette originale, personnalisée et adaptée aux boîtes hermétiques destinées à conserver votre sélection de thés favori. Voici quelques recommandations utiles.
Le texte doit mentionner les informations qui permettent l'identification du breuvage.
A savoir :
• Le nom - Le pays - La région d'origine du thé
• La couleur - Le grade - La récolte - Le millésime
• Le temps d’infusion
• La température de l’eau conseillée
• Le moment idéal ou L'instant choisi pour la dégustation
• La date - Le lieu d’achat
Le graphisme peut être axé sur des éléments symboliques spécifiques qui représenteront l'identité visuelle du produit.

Le format du modèle se déclinera en fonction des contraintes volumétriques ou techniques du contenant et des volontés artistiques.
Le texte doit mentionner les informations qui permettent l'identification du breuvage.
A savoir :
• Le nom - Le pays - La région d'origine du thé
• La couleur - Le grade - La récolte - Le millésime
• Le temps d’infusion
• La température de l’eau conseillée
• Le moment idéal ou L'instant choisi pour la dégustation
• La date - Le lieu d’achat
Le graphisme peut être axé sur des éléments symboliques spécifiques qui représenteront l'identité visuelle du produit.

Le format du modèle se déclinera en fonction des contraintes volumétriques ou techniques du contenant et des volontés artistiques.
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