dimanche 30 janvier 2011

Le Thé Jaune (Huang Cha)

Spécialité chinoise originaire d'une île du lac Dong Ting, la production de thé jaune est issue d'une minuscule parcelle de terrain de Jun Shan "l'île du Prince" située dans la province du Hunan au sud de ce grand lac.

Une légende taoïste raconte que les rares théiers de la montagne de l'Empereur, sept au total, produisaient très peu de bourgeons chaque année.
Pour protéger ces premières pousses exceptionnelles des convoitises, les immortels les drapèrent de brume afin que des voleurs ne puissent venir s'en emparer. Les précieuses feuilles de thé étaient gardées en permanence par une sentinelle monastique surnommée «douce rosée».


Les huit immortels sont des divinités légendaires du taoïsme et de la mythologie chinoise.


Exceptionnelle et rarissime, cette précieuse récolte de thé composé de bourgeons dorés était autrefois réservée au tribut de l’Empereur et baptisé Huang Cha en l’honneur de la couleur officiellement réservée au divin souverain.

Certains thés verts ou thés blancs de grande qualité souvent très rares sont présentés sous l'appellation "Thé Jaune" en référence à la couleur jaune "Huang", symbole de puissance suprême qui fut la marque céleste exclusivement destinée à la famille impériale sous les dynasties Ming et Qing.

Récolté au printemps avant le 20 avril, les plus tendres bourgeons sont cueillis à la main, manufacturés selon des méthodes traditionnelles et ancestrales très strictes.
Les opérations de transformation débutent par une faible fermentation enzymatique sous l'atmosphère d'un tissu humide accentuée par une torréfaction sous couvert de paille, un roulage des feuilles en aiguilles et une brève dessiccation. Elles confèrent à la liqueur, ses notes aromatiques «fruité et fleuri» incomparables et sa dénomination de "thé jaune".


Parmi les plus belles qualités de thés jaunes, on trouve dans certains comptoirs :

Le Jun Shan Yin Zhen "Aiguilles d'argent du mont de l'Empereur"
Exceptionnel et rarissime, ce thé est récolté en avril sur l'île de Jun Shan (lac Dong Ting).
Fermenté à 8%, les feuilles ont des tonalités jaunes couvertes d'un duvet argenté. C'est un thé très réputé.

Le Meng Ding Huang Ya "Bourgeons jaunes du mont Meng"
Ce thé rare est récolté sur la crête brumeuse de la montagne Meng Shan, dans la province du Sichuan.
Les feuilles de thé ont des reflets vert jaunâtre parfaitement maîtrisés. Un thé de montagne célèbre en Chine.





Crédits Photos : Eight Immortals Crossing the Sea. Beijing Postage Stamp 2004 - Designed by Wang Huming
Jun Shan Yin Zhen - LBT-Teastories

dimanche 23 janvier 2011

Mécanisme & Transformation du Bai Cha

Pour conserver leurs propriétés, leur légèreté et leur fraicheur durant un processus de fabrication très minimaliste, les feuilles de thé vont subir deux opérations très minutieuses de transformation.
Un flétrissage de deux à quatre jours en fonction de la méthode choisie, traditionnelle à l'air libre ou moderne dans des pièces bien ventilées, immédiatement figé par un séchage de quelques minutes.
Pour achever ces étapes de transformation, un dernier tri à la main (sélection des bourgeons ou des feuilles) juste avant le conditionnement final des précieuses feuilles de thé blanc.

Le flétrissage

La méthode traditionnelle.
Etalées directement après la récolte, les feuilles de thé sont laissées ainsi (durant 48 à 60 heures) exposées aux variations atmosphériques, sous le regard vigilant et expérimenté du planteur. Cette méthode de flétrissage est la plus délicate car elle s’effectue naturellement, donc plus lentement à l’air libre, soumise en alternance à l’exposition du soleil puis à l’ombre.

La méthode moderne.
Le flétrissage s’effectue dans des salles spécialement aménagées, équipées d'un système de chauffage et de ventilation perfectionné où la température est parfaitement maitrisée entre 30 et 32°C.
Ce procédé de flétrissage est plus rapide, il permet une production homogène plus importante.

Au cours de cette étape de flétrissage, un phénomène de coloration enzymatique (entre 2 et 4%) s’amorce sur les feuilles. Cette réaction d’oxydation évolue très légèrement.


Le Séchage

Le séchage permet de stopper le flétrissage des feuilles, qui à ce stade, ne renferment plus que 5 à 7% d'eau si les conditions d’humidité extérieures ne sont pas trop défavorables.
Soigneusement manipulées pour cette ultime étape, elles subissent alors une dessiccation rapide (10 minutes environ) dans un séchoir à air chaud sur des claies de bambou ou sur des bassines métalliques chauffées, révélant des nuances de gris argenté et de vert clair aux feuilles de thé à l'issue.


Au terme de ces deux opérations de transformation, les plus beaux bourgeons seront rigoureusement choisis et les feuilles triées manuellement, avant d’être conditionnés selon des critères de qualité ou de labels pour un marché du thé haut de gamme plus restreint mais en pleine croissance.

dimanche 16 janvier 2011

Le Thé Blanc (Bai Cha)

Héritage traditionnel et légendaire originaire de la province montagneuse du Fujian, cette région située au sud-est de la Chine fut le berceau de la production de thé blanc.
On raconte que le thé y était récolté les nuits de pleine lune, par des jeunes filles vierges gantées munies de ciseaux d'or. On rapporte aussi que cette récolte était si précieuse, qu'elle fut réservée exclusivement à l'empereur et aux plus hautes couches de la société chinoise...


Huizong, huitième empereur de la dynastie chinoise des Song (960-1279), grand amateur de thé, passionné d'arts et de calligraphie écrira dans un traité sur le thé (Cha Lun).


« Le thé blanc est différent de tous les autres car il possède la saveur la plus exquise et la plus délicate, il est le comble du raffinement. »


Issu principalement de variétés de théiers baptisés Shui Hsien "Fée des eaux" ou Da Bai "Grand Blanc", particulièrement adaptés à la production de thé blanc.
La récolte s'effectue durant quelques jours chaque année au printemps, quand les conditions climatiques sont idéales, respectivement de la fin du mois de mars jusqu'au début du mois d'avril, avant que les bourgeons ne s'ouvrent.
Seuls les bourgeons recouverts d'un duvet argenté et quelques feuilles (le pekoe plus deux à quatre feuilles) sous-jacentes seront détachés.

La production de thé blanc est très délicate et minimaliste à la différence des autres productions de thés manufacturés. Après la cueillette, les bourgeons seront soigneusement sélectionnés et dissociés des feuilles qui feront l'objet d'un traitement séparé avant les opérations de flétrissage et de séchage, sans subir d’oxydation enzymatique au préalable.
On considère que cette transformation est la moins élaborée de toute puisque les feuilles conservent leur état quasi naturel.


Parmi les plus belles qualités de thés blancs, on trouve chez les négociants :

Le Bai Hao Yin Zhen "aiguilles d'argent aux poils blancs"
Constitué de bourgeons duveteux argentés en forme d'aiguilles.
Revendu au détail, son prix d'achat au kilo peut s'envoler si haut que ça en fait un thé parmi les plus chers du monde.

Le Bai Mu Dan "pivoine blanche"
Composé de bourgeons et des premières feuilles.

Le Jasmin Yin Zhen "aiguilles d'argent"
Délicatement parfumé aux fleurs de jasmin.





Réputées mondialement pour leur fraicheur désaltérante, les liqueurs veloutées, nuancées et délicatements parfumées se dégustent principalement l'été en Chine.
Les notes caractéristiques aux thés blancs sont une merveille de subtilité, d'équilibre et de complexité aromatique très recherchée des amateurs occidentaux.
A faible teneur en théine, ces grands crus rares, éphémères et souvent coûteux font de cette variété de thés haut de gamme, une boisson apaisante prédestinée aux dégustations sereines ou aux occasions à caractère exceptionnels par excellence.

Actuellement, d'autres pays comme le Sri Lanka (Ceylan), l'Inde (Darjeeling) ou le Népal développent leurs propres productions de feuilles en petite quantité, encouragés par des résultats d'une qualité remarquable et une logique économique en forte croissance.

Crédit Photo: Bai Hao Yin Zhen - LBT-Teastories

lundi 3 janvier 2011

Wa Kei Sei Jaku

Harmonie (Wa), Respect (Kei), Pureté (Sei) et Tranquillité (Jaku) sont les quatre principes fondamentaux énoncés par le maître de l'art du thé, Sen-no-Rikyū [1522-1591], codificateur du Chanoyu, la cérémonie du thé au Japon.



Sen-no-Rikyū (1522-1591) développa une nouvelle "Voie du Thé", il introduisit le concept de Ichi-go Ichi-e (littéralement « une fois, une rencontre »), et codifia le Chanoyu.




En cours de rédaction

dimanche 26 décembre 2010

L’art de la boîte à thé

La boîte à thé fait partie du quotidien des collectionneurs et des amateurs de thé.
Conçue à l'origine pour assurer le transport, le conditionnement et une conservation optimale des cargaisons à l'époque où le thé était un produit rare.
L’histoire de la boîte à thé commence dès les premières importations vers l'Europe en 1606, voyageant au fond de la cale d'un bateau de la Compagnie Hollandaise des Indes Orientales (Vereenigde Oost-Indische Compagnie), non sans problèmes d'étanchéité.
Après un long périple jusqu'à son arrivée au port d'Amsterdam, le thé aurait fermenté durant son voyage.
Si le thé n'est pas tout à fait une denrée périssable, la torréfaction lui permet de mieux résister à la dégradation. Pour cela, il est indispensable de le conserver dans un contenant opaque et hermétique, à l'abri des odeurs, de la lumière et de l'air. Il préserve ainsi ses qualités arômatiques, sa délicatesse et la fraicheur de son gout.

Pourtant, dès 1670, la consommation croissante et le transport des feuilles de thé donnera d'emblée l’expression artistique de ce que seront les boîtes à thé pour les siècles de sa commercialisation passée et future.

La boîte en bois de la Chine ancienne.









La boîte du Japon.

La boîte d'étain ou d'argent.

La boîte à ouverture au sou.

Apparue vers la fin du XIX ème siècle, l'ouverture "au sou" signifie qu'il fallait une pièce de monnaie utilisée comme un simple levier. Principalement choisie pour le thé manufacturé, elle pouvait être refermé tout aussi aisément grace à son couvercle circulaire embouti, parfaitement maniable et hermétique.
Une fois refermée, cette boîte conservait ses propriétés d'étanchéité et de conservation.

La boîte métalliques.

De grosses boîtes rondes ou carrées font leur apparition, exposées sur les étagères des marchands et des herboristes. Leur couvercle profond est destiné à recevoir les feuilles de thé de manière à les faire sentir ou tester par le client. Elles sont encore largement utilisées dans les comptoirs aujourd'hui.



La boîte à couvercle coiffant.

En cours de rédaction

lundi 20 décembre 2010

Créer & Personnaliser une étiquette

Si vous souhaitez créer une étiquette originale, personnalisée et adaptée aux boîtes hermétiques destinées à conserver votre sélection de thés favori. Voici quelques recommandations utiles.

Le texte doit mentionner les informations qui permettent l'identification du breuvage.
A savoir :

Le nom - Le pays - La région d'origine du thé
La couleur - Le grade - La récolte - Le millésime
Le temps d’infusion
La température de l’eau conseillée
Le moment idéal ou L'instant choisi pour la dégustation
La date - Le lieu d’achat


Le graphisme peut être axé sur des éléments symboliques spécifiques qui représenteront l'identité visuelle du produit.




Le format du modèle se déclinera en fonction des contraintes volumétriques ou techniques du contenant et des volontés artistiques.

samedi 11 décembre 2010

Secrets gourmands de mon Maroc

Présenté le 10 décembre 2010, dans la rubrique « Les 5 Dernières Minutes » du journal télévisé de 13h sur France 2.
Voici une très bonne idée de cadeau pour les fêtes de Noël qui s’adresse aux passionnés d'authenticité avides de délicieux parfums et de traditions orientales.
Mais également aux amateurs d’associations gastronomiques modernes ou audacieuses de haut niveau.


De l'éditeur :

« Subtil mélange de gourmandise et de voyage, ce livre nous plonge dans la culture marocaine à la découverte des racines régionales, pour flâner sans jamais épuiser les lieux d’itinérance vers l’innovation et la légèreté des assiettes contemporaines à l’occidentale. Il harmonise la gourmandise comme une musique, dans un pays gourmand où la lumière offre sa splendeur, où les parfums troublent les sens, où les trésors s’offrent en secret.
Le voyage traverse plusieurs régions, du Nord au Sud de l’Est à l’Ouest et des plaines du centre jusqu’au désert. »



Dans ce livre, illustré par de très belles photos, nous découvrons un chaleureux partage ancré au cœur de la culture marocaine, des petits secrets héréditaires et du savoir-faire ancestral, des récits anecdotiques inédits et sincères , mais aussi les paysages ensoleillés de la cuisine familiale et régionale du Maroc. A travers les regards curieux et l’imagination de trois univers gourmands distincts.


Les auteurs :

Passionnée de cuisine, Choumicha est une animatrice célèbre des émissions culinaires de la télévision nationale marocaine.
Chaque semaine, elle sillonne son pays en régions, à la recherche des femmes détentrices de secrets ou d’un savoir-faire ancestral, des produits de terroir mais aussi des meilleures recettes locales pour partager la richesse et les subtilités de la cuisine régionale avec les téléspectateurs.

A Marrakech, Sébastien Bontour, le chef exécutif du Palace Hotel Es Saadi nous fait apprécier sa passion pour les produits et les saveurs de la cuisine méditerranéenne dans ses assiettes.
Par sa grande technique culinaire, son talent et sa créativité, il réinvente en version audacieuse, raffinée et plus innovante, chacune des recettes de ce voyage gustatif dans le respect des secrets de la cuisine traditionnelle et ancestrale du Maroc.

Chroniqueuse gastronomique pour Madame Figaro, Valeurs Actuelles et le Magazine 3 étoiles, Véronique André est une journaliste exigeante et gourmande, toujours à la recherche d'une cuisine traditionnelle, à la découverte de nouveautés ou d’innovations culinaires.


Ce livre est donc à découvrir, à partager ou à offrir !


Vidéo "LES 5 DERNIERES MINUTES" - Choumicha

dimanche 5 décembre 2010

De la fleur au fruit (le cycle de la vie)

Comme la plupart des plantes à fleurs vivants dans la nature, le théier, dans son cycle d'évolution naturelle (sans assistance humaine) naît d’une semence qui a germé.
Structure de l'embryon végétal, la graine est le résultat d'un processus de transformation par reproduction sexuée de l'ovule fécondé depuis la fleur.

Les organes femelles (le pistil qui contient les ovules) rencontrent les organes mâles (les étamines qui fabriquent les grains de pollen) nécessaires à la reproduction.
Transporté par l’homme, les animaux, le vent ou certains insectes pollinisateurs, le pollen féconde l'extrémité du pistil (le stigmate), et la métamorphose s'opère.
Le pistil se transforme en fruit (capsule) et les ovules en graines.
En présence de circonstances favorables, la plante se développe, elle devient adulte, elle fleurit et le cycle de la vie recommence.
Perpétuant ainsi le patrimoine génétique de la variété dans sa descendance.




Les étapes du cycle sont les suivantes :

- Graine (mise en culture)
- Germination (déploiement de la plantule)
- Croissance (la plante se développe)
- Floraison (apparition des fleurs en inflorescence)
- Fécondation (rencontre des éléments mâles et femelles)
- Fructification (transformation du pistil en fruit contenant plusieurs graines)


Crédit photo: The Tea Plant 1827 - Early 19th Century Botanical Print

dimanche 28 novembre 2010

Hybride ou Cultivar (cultivated variety)

Hybride : Croisement plus ou moins homogène entre deux échantillons d'une même espèce ou pas, dans l’intention d'obtenir des hybrides (descendants de deux variétés pures).

Cultivar : Variété botanique obtenue en culture, généralement par sélection, pour ses caractéristiques « présumées uniques ».


La culture sélective d'hybrides ou de cultivars existe dans la plupart des pays producteurs de thé.
Ce développement de nouvelles variétés de théiers par sélection ou croisements présente de nombreux avantages.

- Hybridation sans limites (naturelles ou provoquées par l'homme).
La culture sélective par hybridation (clonage) permet de croiser le patrimoine génétique de deux espèces d’une même famille, associant les caractères spécifiques des différentes lignées parentales.

- Créativité et recherches organoleptiques

- Adaptation et résistance

- Stabilité et qualité

- Productivité et rentabilité



En cours de rédaction

dimanche 21 novembre 2010

Le Camellia sinensis var. Cambodiensis

Le théier du Cambodge n’est pas exploité pour ses caractéristiques élémentaires mais contribue à l’élaboration de nouveaux cultivars (croisements ou multiplications végétatives par clonage) pour des besoins d' acclimatation, de résistance, de productivité et des qualités organoleptiques particulières.


Dans des conditions de croissance normale (à l’état sauvage), cette variété proche de l’assamica prend une forme conique pouvant atteindre une hauteur variable de 6 à 10 mètres à l'âge adulte.
Les feuilles sont brillantes, les jeunes pousses ont une teinte jaune vert.


Le Camellia sinensis var. Cambodiensis dispose d’une forte capacité d’hybridation, assortie à une grande facilité d’adaptation environnementale, climatique et écologique.





Résultat sauvage ou sélectionné en culture d’un processus de multiplication d'espèces végétales appartenant à la famille du Camellia Sinensis (intraspécificité écologique des variétés Sinensis, Assamica et Cambodiensis), l’hybridation a permis la création d'un grand nombre de cultivars, réunissant chacun des qualités spécifiques.

dimanche 14 novembre 2010

Le Camellia sinensis var. Assamica

Découvert en 1823 par le Major Robert Bruce dans la jungle d’Assam (au nord-est de l’Inde), cette espèce de théier sauvage connue des tribus locales d'abord, fut largement introduite et cultivée ensuite dans les colonies britanniques, en Inde et à Ceylan, pour le compte de la Compagnie anglaises des indes orientales (British East India Company). C’est aujourd’hui la variété la plus exploitée dans le monde.
A l’état sauvage (en croissance libre), ce théier peut atteindre une hauteur comprise entre 10 et 15 mètres à maturité. Pourvu d’un branchage ramifié et moins abondant, sa floraison est plus éparse.

En culture, les arbustes sont taillés et maintenus à environ 1,20 mètre du sol (table de cueillette), favorisant ainsi la croissance et la récolte des bourgeons.
Les troncs, épais et tortueux, indiquent une longévité qui varie de 30 à 50 ans.



Les feuilles larges et souples ont une texture assez épaisse, elles mesurent parfois jusqu’à 20 centimètres en longueur.
De couleur claires, brillantes, les plus jeunes pousses sont les plus corsées, robustes, riches en tanins.


Moins résistants aux variations thermiques ou météorologiques (rusticité), les arbustes craignent la sécheresse et ne peuvent supporter les grands froids (gelées). Cette vulnérabilité aux épreuves s’étend aux infestations de nuisibles, aux contaminations de parasites ou autres phytopathologies (maladies des plantes).
En revanche, ils s'adaptent parfaitement aux fortes pluies et à l'exploitation en plaine.
Les plantations de type Assamica et leurs nombreux croisements (écotypes - hybrides - jats) présentent des caractéristiques propices à la culture dans des régions tropicales et subtropicales exposées aux précipitations abondantes ou aux phénomènes climatiques de la mousson.




Le Camellia Sinensis var. Assamica produit des thés noirs en méthode orthodoxe ou en CTC (crushing-tearing-curling) aux liqueurs charpentées, maltées, très aromatiques ayant du corps et particulièrement colorées.


Crédit Photo: Kurt...

dimanche 7 novembre 2010

Le Camellia sinensis var. Sinensis

Découvert dans la province chinoise du Yunnan, c'est la plus ancienne variété de théier connue et cultivée.
On observe de très nombreux théiers sauvages ou semi-sauvages dans les contrées forestières du Xishuangbanna.
Dans son état originel (en croissance libre), sa hauteur avoisine approximativement 6 mètres. Pourvu de nombreuses branches souples et droites, sa floraison est considérable.

En culture, il est régulièrement taillé pour former un buisson d'épandage (table de cueillette) au feuillage dense et homogène, de 0,35 mètre en recépage, jusqu’à 1,5 mètre pour la récolte.


Les feuilles elliptiques, épaisses et finement dentées sur les bords, oscillent entre 3 et 10 centimètres. La couleur vert foncé, brillante sur la face d’exposition devient plus claire et mate sur le revers.


Résistants aux variations météorologiques, les arbustes peuvent supporter des basses températures et des valeurs inférieures jusqu’à moins 5 degrés, sauf des gelées.
A contrario, ils sont capables aussi d’endurer un cycle de sécheresse relative.
Cette résistance aux effets climatiques vaut au théier originaire de Chine, et à ses hybrides, d’être cultivé dans des régions de haute altitude, également au Japon, dans l’ex URSS, en Géorgie, en Iran, en Turquie, et dans bien d’autres régions du Monde.




Si certaines plantations locales ont un rendement moyen, les récoltes se succèdent parfois depuis plus de 100 ans.
Le Camellia sinensis var. Sinensis produit des thés parfumés parmi les plus recherchés.


Crédit Photo : La production de thé 1790-1800 - Guangzhou (Chine) - Représentation synoptique de l'île de Whampoa et la campagne, probablement Bohea Hills - (Province de Fo-Kien)