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dimanche 22 août 2010

La légende Nipponne de "Daruma"

Le nom japonais de Bodhidharma "Daruma" symbolise la persévérance ou la ténacité.
Dans la tradition populaire nipponne, le 5 octobre, est le jour mémorial qui célèbre la vie de l’illustre moine zen "Daruma-ki".


Bodhidharma figure parmi les personnages semi-légendaires de l'histoire du Zen en Asie.
Au cours de son voyage depuis l’Inde, on raconte qu'il séjourna en Malaisie avant de propager le Chan vers les territoires nord.
Ses influences philosophiques, spirituelles et sa connaissance des arts martiaux lui valurent d’être à juste titre, également très connu du Vietnam jusqu’en Corée.
Considéré comme le fondateur du Bouddhisme Zen au Japon, la légende de Bodhidharma découvrant le thé diffère.
Postérieure de plusieurs siècles à son existence supposée au VIe siècle dans l’Empire du milieu.


L’existence véritable de ce prince insolite, surnommé "Le grand voyageur", est entourée de mystère.
Etablir son itinéraire précisément et illustrer un portrait incontestable de Daruma semble complexe.
Toutefois, les gravures et estampes le représentent souvent sous l’apparence d’un moine aux grands yeux clairs, mais au regard sombre, mystérieux, et à la barbe hirsute.


Selon la légende du thé au Japon.
Parti pour servir son maître Prajnâtara", qui lui confia la charge de diffuser le Dharma aux populations des territoires de l’Est, Daruma "Bodhidharma" fit la promesse de ne pas dormir durant les années qu’il porterait cette responsabilité.
Après un périple de trois années, prêchant la méditation et les principes du Bouddhisme contemplatif partout sur son passage, Daruma éreinté, se laissa emporter par le sommeil. La légende rapporte qu'il rêva des concubines qu'il avait jadis aimé.
A son réveil, furieux et affecté d’une telle faiblesse, il s'arracha les paupières et il les jeta en chemin.
En empruntant ce même sentier quelques années plus tard, il remarqua un arbuste inconnu, aux feuilles étranges, dont la forme lui rappela les paupières qu’il avait jeté à cet endroit jadis.
Intrigué par cette espèce botanique qu’il n’avait jamais vu auparavant, il cueillit et goûta quelques jeunes pousses de ces feuilles. Elles eurent la propriété de maintenir son esprit en éveil durant sa séance de méditation qui succéda.
Réalisant l’importance et les bienfaits d'une telle découverte, il en fit part autour de lui.
Le théier fut découvert.
En hommage à son périple, la culture du thé débutera partout où il passa.

Beaucoup plus tard, réfugié dans une grotte, assis, concentré et serein, il poursuivit sa méditation Zazen face un rocher.
La légende prétend que la pierre finit par saisir son reflet, et qu’il perdit l’usage de ses jambes atrophiées.
Après ces neuf années passées en contemplation, Daruma atteignit un sommet dans la connaissance.




Cette posture principale de méditation assise, servant à unifier et améliorer l'attitude ainsi que le maintient du corps et de l’esprit, "Zazen" permettrait de développer la concentration, la respiration et la sérénité.



La coïncidence du chiffre 9 dans certaines légendes du thé représente le principe "Yang" à son apogée.
Ce symbole puissant d'accomplissement, pourrait signifier la fin d’une période d’épreuves ou la finalité d’une action, le but étant atteint.

mercredi 18 août 2010

L’arbre de la dernière vérité

Ce récit poétique et méconnu du thé, illustre un portrait littéraire taoïste fabuleux.


En rapport à cette aventure, Lie-Tseu(Leizi), un sage taoïste qui naquit vers 450 avant J.C et dont nous savons peu de chose, écrivit "Le vrai classique du vide parfait".
Selon la légende, il aurait vécu dans le renoncement, il atteignit la perfection et pouvait chevaucher le vent.


Néanmoins, en l'absence d’une quelconque certitude de lien, avec l’origine, les croyances et les pratiques de cette philosophie chinoise. Le fondement authentique de cette légende reste une énigme.


Un jour, un homme décida de quitter son foyer en quête de l’éveil.
Après de longues années de recherches, d'épreuves en mésaventures, il devint un vagabond indésirable de nos villages.
Un soir, il s’installa dans une forêt dense. Il alluma un feu et songea à tout ce qu'il avait vu, vécu et compris.
Des fragments de lumière, de vérité ou de grâce. Mais rien d'un éveil.
Alors qu’il se décourageait un peu, il entendit, du haut d'un arbre, un oiseau chanter.

"J'ai la dernière vérité. J'ai la dernière vérité. Elle est à celui qui viendra la chercher".



Cet homme, dans un élan d’espoir, entreprit alors de grimper tout en haut de cet arbre, que l'escalade rendait difficile et dangereuse.
Au fur et à mesure qu'il montait vers cette ultime vérité, il luttait contre le vertige, guidé par le chant de l'oiseau, mais sans jamais l'apercevoir.
Parvenu enfin à la cime, il se trouva baigné dans une merveilleuse lumière dorée, il aperçu le coucher du soleil, vit les étoiles apparaître, mais nul oiseau.
Pourtant, une voix sortant de nulle part et de partout à la fois, lui confia :

"Tu es venu accueillir une dernière vérité. Alors, reçois-la et pars l'offrir aux hommes qui te croiront."


A cet instant, toutes les questions de cet homme se changèrent en réponses et les réponses en questions.
La lumière se changea en ombre et de l'ombre apparu la lumière.
Tous les morceaux de vérité dispersés, s'assemblèrent, pour établir une vérité nouvelle multiple et absolue.


Ainsi, sa dernière vérité se changea en première vérité.
Son cœur se mit à sourire, son sourire, à exprimer les mots de son cœur.
Alors, sans redescendre de l'arbre, éveillé et léger, il poursuivit son chemin chevauchant quelques vents, d'une indomptable sagesse.



Depuis, on vénère cet arbre du passage, de la métamorphose, qui fût à l'origine un théier sauvage.


"Il est rare que la vérité rattrape le terrain perdu sur la légende"
Stephan Zweig


Crédit Photo: Endora Paris

dimanche 15 août 2010

Légendes indiennes "Bodhidharma"

Le nom chinois de Bodhidharma "Dámó" signifie « enseignement de la sagesse ».

Ce prince indien, troisième fils du roi Kosjuwo abandonnera son rang social et son héritage pour étudier l'ensemble des enseignements du Bouddha "Le Dharma" « la vérité, l'ordre cosmique, les principes de l'univers ».
Disciple de l’illustre "Prajnâtara", il lui succédera et deviendra le 28ème patriarche du Bouddhisme Indien.


Alors qu'en Inde, le Bouddhisme, croyance la plus répandue, se déclinait progressivement, il suivit les instructions de son maître de transmettre le Dharma.
Bodhidharma prit la route vers la Chine où le Bouddhisme Chan (Mahāyāna) était à son apogée.
Arrivé vers 520-527 dans le Sud de la Chine, après un long voyage de trois ans à travers l'Est asiatique, c'est au Monastère de la Petite Forêt (Shao Lin Shi), « Premier Monastère sous le Ciel » situé au Nord-Ouest de Deng Feng « centre du ciel et de la terre » que "le grand voyageur" trouve hospitalité et protection.
Bodhidharma fut ensuite invité à la cour de l'Empereur Wudi (Dynastie Liang 502-557), un fervent bouddhiste, pour une audience à l’issue de laquelle il fut incompris, congédié et banni par le souverain lui même.

Déçu de n'avoir rencontré personne digne de comprendre les théories de son enseignement du Bouddhisme, et renvoyé du Monastère de Shaolin Shi, Bodhidharma se retira dans une grotte non loin du temple et se mit à méditer face à un mur de roches.
Il y restera durant neuf années.


Selon une légende du thé.
Après avoir médité trois années face au mur de la grotte où il s'était réfugié, il se serait assoupi.
A son réveil, indigné de sa faiblesse, il se serait alors arraché les paupières, pour garder les yeux ouverts les six années de méditation qui suivirent.
Plus tard, il observa que des buissons qu'il n'avait jamais vu auparavant avaient poussé à l’entrée de la caverne où ses paupières furent enterrés.
Il s'aperçut en mastiquant les feuilles, qu'elles avaient la propriété de maintenir l'esprit en éveil et de prolonger la concentration mentale.
Ainsi, le théier, la culture du thé et ses vertus stimulantes furent découvert en Chine.



Alors qu’il méditait dans sa grotte, vers 528, il trouvera son digne successeur du "Chan" parmi l'un des rares moines venu lui apporter son soutient au temple de Shaolin.
"Huike" qui se trancha le bras gauche, en signe de sincérité et de dévouement, pour être accepté par le maître.



Ayant finalement atteint l'illumination, les bonzes de Shaolin, impressionnés par sa sagesse, consentirent à le réintégrer dans leur temple.
Supportant péniblement l'immobilité que leur imposait les longues séances de méditation due à leur condition physique très faible, Bodhidharma les initia à une méthode héritée des "Kshatriyas", mi-gymnique, mi-martiale, reliant l'esprit au corps et à la respiration.
Connue en Chine sous la dénomination symbolique de « Shi Ba Lo Han She » "nettoyage des muscles et des tendons, purification de la moelle et des sinus", qui servirent de base au Kung Fu actuel.
Il partagea également ses enseignements spirituels permettant d'accéder aux sources du Dharma.


Selon une autre légende du thé.
Ayant pour mission d’aller prêcher le bouddhisme en Chine, il fit la promesse de ne pas dormir pendant les neufs années que devait durer cette tâche.
Pris de lassitude, après trois années de périple et de méditation, un heureux hasard, lui fit cueillir et mâcher quelques feuilles d'un théier sauvage. Les propriétés tonifiantes du thé lui permirent de rester éveillé, chasser l'ennui et donc de rester fidèle à son engagement.



Crédits Photos:
Eka "Huike" se coupant le bras, peinture sur papier de Sesshu (1420-1506)
Huike réfléchissant, peint par Shi Ke, Xème siècle

dimanche 18 avril 2010

Légende Chinoise du Thé

Les origines du thé en Chine.

l’Empereur Chen Nung (2737-2697 av JC) .

Selon une légende chinoise, herboriste connu sous le nom de ‟Divin Moissonneur” mais aussi pour posséder des pouvoirs exceptionnels (son corps était cristallin comme le jade, son cœur transparent comme le cristal, il pouvait observer ses organes internes).
A la recherche de plantes pour guérir son peuple d’une épidémie, ses organes et son corps noircirent après qu’il ait gouté 72 plantes toxiques. Se sentant d’une extrême faiblesse, une plante d’un vert émeraude attira ce qu’il lui restait de force et d’attention. Il mâcha quelques feuilles, il leur trouva un goût pur et parfumé. C’est alors que son corps redevînt clair et transparent, il comprit alors que cette plante possédait des propriétés désintoxiquantes et des vertus contre le poison.
Le thé fut découvert.

Une autre légende chinoise rapporte que quelques feuilles de thé tombèrent par hasard dans l'eau chaude qu'il se préparait à boire.


«De ce que le ciel nous envoie, nait l’harmonie en nous»
Chen Nung